Aux sources de l’escroquerie de la Réserve Fédérale Le machiavélisme des hécatonchires* de la finance internationale
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Par Aline de Diéguez
* Du grec hekaton, cent et cheir, la main. Hécatonchire : qui a cent mains .
Que peuvent les lois, là où seul l’argent est roi ? »
Pétrone« Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin »
L’industriel Henry Ford.*On parle ici et là de « finance de marché« , d’ « ingénierie financière de Wall Street » de « non-coïncidence de l’intérêt des parties » , de « dysfonctionnements structurels de la finance dérégulée » du « rôle des monnaies« , comme si les opérations financières étaient mues par un petit moteur intérieur, se déroulaient dans la stratosphère et n’étaient pas connectées à la politique des Etats.J’ai voulu montrer que derrière le théâtre d’ombres du vocabulaire abscons des spécialistes, des mains bien réelles s’activent dans les coulisses, les mains avides des hécatonchires de la finance internationale. Derrière les chiffres, les graphiques et les abstractions, une poignée d’hommes en chair en os agissent. Leurs cerveaux échafaudent les plans par lesquels ils défendent avec ténacité, et de génération en génération, des intérêts privés au détriment des intérêts des nations.La crise financière actuelle n’est incompréhensible que pour ceux qui ne veulent pas savoir. C’est pourquoi j’ai essayé de remonter à sa source et de montrer que si le meccano s’est déréglé une fois de plus, c’est qu’il est programmé de telle sorte que des crises périodiques sont inscrites dans le patrimoine génétique de son code de fonctionnement parce que ces crises sont hautement profitables à ses concepteurs.Il se peut que l’exceptionnelle habileté des spéculateurs de la « finance déstructurée » àjouer à saute-mouton par-dessus les crises qu’ils ont régulièrement provoquées depuis plus d’un siècle, les ait à ce point enhardis que leur voracité a, cette fois, détraqué la machinerie monétaire dont ils avaient si ingénieusement ajusté les rouages. Peut-être apprendrons-nous dans un très procheavenir qu’une nouvelle « conspiration des hécatonchires » est en gestation en quelque île des Caraïbes ou du Pacifique afin, diront-ils, d’oeuvrer pour le salut de l’humanité et de « sauver » le système monétaire .*- 1 – La conspiration de l’Ile Jekyll
- 2 – La liste des conspirateurs
- 3 – La préhistoire du système monétaire : de la déclaration d’indépendance à la crise de 1907
- 4 – John Fitzgerald Kennedy et la nouvelle tentative de réforme monétaire
- 5 – Les crises monétaires successives aux USA: 1869 – 1873 – 1893 – 1901 – 1907
- 6 – Les préparatifs du coup d’Etat constitutionnel - 7 – Histoire de l’Histoire de la révélation au public du système de la Réserve Fédérale
- 8 – Ezra Pound et son combat contre l’usurocratie- 9 – Le mécanisme de l’escroquerie de la Réserve Fédérale*Le 22 novembre de l’année 1910, le luxueux wagon privé du richissime sénateur Nelson Aldrich a été accroché au train qui reliait New-York au sud des Etats-Unis et quelques personnes s’embarquent en direction de la Georgie .Le voyage durera deux jours et deux nuits et les occupants de ce wagon affecteront, avec une ostentation puérile, de ne pas se connaître bien que leur long périple ait le même but : la chasse au canard sur une petite île située à quelques encablures des côtes de Georgie , l’île de Jekyll .aNotre groupe voyage sous des noms d’emprunts. Les participants avaient fait preuve de ruses de Sioux afin de ne pas se croiser avant l’ébranlement du convoi et s’étaient interdit de se nommer en s’adressant la parole – ou de n’utiliser que leurs prénoms – durant le temps que dura le voyage, tellement leur méfiance était grande et s’étendait au personnel de service . Unincognito total devait être préservé. L’un d’entre eux , qui n’avait jamais chassé de sa vie, portait même un grand fusil sur l’épaule afin de compléter le réalisme naïf du tableau.Ces personnages, qui se comportaient de manière aussi étrange, représentaient pourtant à eux seuls le quart de la richesse planétaire de l’époque .La description de l’embarquement et du voyage figure dans les ouvrages des auteurs qui rapportent cette scène, notamment dans celui, très détaillé, d’ Eustace Mullins, Secrets of the Federal Reserve , The London Connection , dont je parlerai plus loin (2) . Comme les voyageurs occupaient un wagon privé – donc soustrait par définition aux regards du public – les précautions des participants semblent pour le moins excessives , à moins que tel Monsieur Le Trouadec saisi par la débauche , nos sévères banquiers se soient livrés à un moment de détente ludique, avant de se concentrer sur le beau coup financier qu’ils étaient sur le point de monter.Etaient présents :- Le propriétaire du wagon qui roulait, tous rideaux baissés, vers son destin et vers le nôtre, le Sénateur Nelson Aldrichaccompagné de son secrétaire privé, Shelton. Président de la National Monetary Commission (Commission Monétaire Nationale)créée en 1908 et entérinée par le le Président Théodore Roosevelt à la suite de la panique monétaire de 1907 qui succédait à plusieurs autres catastrophes boursières, il était l’aiguillon et l’organisateur de la réunion.Sen. Nelson AldrichLe Sénateur entretenait des relations commerciales étroites avec l’influent homme d’affaires et banquier, John Pierpont Morgan, beau-père de John D. Rockefeller et grand-père de Nelson Rockefeller, un ancien vice-président des États-Unis. Celui-ci n’était pas physiquement présent, mais triplement représenté, il marqua la réunion de son empreinte. Au Congrès, le Sénateur Aldrich passait pour être le porte-parole du banquier J.P.Morgan , lequel représentait également les intérêts desRothschild d’Angleterre.J.P. MorganLes représentants directs de John Pierpont Morgan étaient:
- Henry Davison, associé principal de la John Pierpont Morgan Company et considéré comme son émissaire personnel.Henri Davison et Charles Norton- Charles Norton, président de la First National Bank de New York, dominée par J.P. Morgan Company.- Benjamin Strong, le directeur général de la J. P. Morgan’s Bankers Trust Company, et connu pour être également un lieutenant de J.P. Morgan . Il devint d’ailleurs le P.D.G. de la banque , trois ans plus tard, à la suite de l’adoption de la Loi sur la Réserve Fédérale. Ces deux banquiers représentaient , eux aussi, les intérêts des RothschildBenjamin Strong- Il semble qu’il y ait eu quelques autres « invités » dont les noms ne sont, pour l’instant , pas connus et peut-être ne le seront-ils jamais. Ainsi, lorsque George F. Baker , un des associés les plus proches de JP Morgan, mourut le 3 mai 1931, le New-York Times écrivit : « Le club de l’Ile Jekyll a perdu un de ses membres les plus distingués« .Etait également présent, Frank Vanderlip, le président de la National Bank de New York, la plus grande et la plus puissante banque d’Amérique. Il représentait les intérêts financiers de William Rockefeller et de la société d’investissement internationale Kuhn, Loeb and Company.Fred VanderlipContrairement à ce que laissent entendre ceux qui affirment qu’il se serait agi d’un « complot des seuls banquiers« , le gouvernement n’était pas étranger à cette réunion. Il était représenté par A. Piatt Andrew, Secrétaire adjoint du Trésor etAide Spécial de la National Monetary Commission. Je reviendrai sur cette Commission que le Congrès avait officiellement chargée, en 1907, de préparer une réforme monétaire . D’ailleurs, les défenseurs du système de la FED se fondent sur son existence et sur la présence du représentant du gouvernement à l’Ile Jekyll pour dénoncer comme « complotistes » les critiques de la réunion de l’île Jekyll en omettant sciemment de mentionner les conditions dans lesquelles fut conçue , votée puis annoncée la création de la Federal Reserve et que j’analyserai plus loin. La présence de ce membre du Gouvernement prouve pour le moins la complicité de ce dernier avec les banquiers dans le « coup d’Etat constitutionnel » que banquiers et Gouvernement préparaient de conserve contre le Congrès.Mais le personnage le plus important parmi les participants était Paul Warburg. C’était l’un des hommes les plus riches du monde . Son expérience du fonctionnement des banques européennes, sa forte personnalité et ses compétences en firent le meneur , la tête pensante du groupe et le véritable initiateur de la création de la FED. Il révèlera d’ailleurs des capacités de manoeuvrier exceptionnelles en 1913, au moment du vote de la loi au Congrès. (3)D’origine allemande , il se fit ensuite naturaliser citoyen américain. En plus d’être un partenaire de la Coon, Loeb and Company– il avait épousé en 1893 la fille du banquier Salomon Loeb, propriétaire de la banque Kuhn, Loeb & Co de New-York – il représentait sur place la dynastie bancaire des Rothschild d’Angleterre et de France. Associé avec son frère Felix, il entretenait également des liens étroits avec son autre frère Max Warburg , le directeur en chef du consortium bancaire Warburg d’Allemagne et des Pays-Bas.Paul WarburgCette fine brochette représentait donc les intérêts croisés des plus grands groupes bancaires mondiaux : les Morgan, lesRothschild, les Warburg et les Rockefeller. Les historiens du Nouveau Monde les appelleront les Barons voleurs.Une fois arrivés dans la luxueuse propriété de J.P. Morgan sur l’ilot Jekyll, nos banquiers millionnaires s’installèrent autour d’une table et neuf jours durant , dans le plus grand secret, ils mirent au point et rédigèrent minutieusement le règlement de ce qui allait devenir le Système de la Réserve Fédérale.Sommarställe Georgia / Jekyll Island3 – La préhistoire du système monétaire : de la déclaration d’indépendance en 1776 à la crise de 1907L’action des « barons voleurs » et la décision de 1913 qui en sera le point d’orgue, n’est pas un acte isolé. C’est le dernier et le plus décisif des coups de boutoir des financiers dans la guerre féroce , tant en Europe qu’en Amérique, entre le pouvoir politique et le pouvoir des banquiers, et notamment celui des Warburg et des Rothschild d’Angleterre . Cette guerre durait depuis la Déclaration d’indépendance des colonies anglaises. Elle se termina par une victoire par KO de la finance internationale sur le pouvoir politique de l’Etat naissant et ouvrit la voie à une domination exponentielle des financiers sur le monde entier.La bataille avait d’ailleurs commencé avant même la déclaration d’indépendance, en 1776, lorsque les banquiers de la City de Londres réussirent à faire voter par le gouvernement anglais une loi qui interdisait aux treize colonies d’Amérique de créer une monnaie locale , le Colonial Script, et de n’utiliser, pour leurs échanges, que la monnaie or et argent des banquiers. Comme cette monnaie était obtenue moyennant un intérêt, elle devenait automatiquement une dette des colonies.Le Colonial ScriptLes monétaristes l’appellent une monnaie-dette et cette monnaie est un rackett permanent des banques sur l’Etat soumis à ce régime.Au moment de la déclaration d’indépendance du nouvel Etat, méfiants, les Pères fondateurs inscrivirent dans la Constitution américaine signée à Philadelphie en 1787, dans son article 1, section 8, § 5, que « c’est au Congrès qu’appartiendra le droit de frapper l’argent et d’en régler la valeur« .Thomas Jefferson était si persuadé du rôle pervers des banquiers internationaux qu’il a pu écrire : « Je considère que les institutions bancaires sont plus dangereuses qu’une armée. Si jamais le peuple américain autorise les banques privées à contrôler leur masse monétaire, les banques et les corporations qui se développeront autour d’elles vont dépouiller les gens de leurs biens jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront sans domicile sur le continent que leur Pères avaient conquis. »Et voilà comment Jefferson a prophétisé, il y a plus de deux siècles, la crise actuelle des « subprime », qui jette de plus en plus de citoyens américains à la rue.Mais les banquiers ne s’avouèrent pas vaincus. Ils trouvèrent des soutiens auprès du nouveau gouvernement et notamment auprès du Secrétaire au Trésor, Alexander Hamilton et du Président George Washington lui-même. Ils obtinrent en 1791 le droit de créer une banque, abusivement appelée Banque des Etats-Unis de manière à faire croire qu’il s’agissait d’une banque de l’Etat central alors que c’était une simple banque privé appartenant à ses actionnaires.Cette banque privée obtint, pour vingt ans, le privilège d’émettre la monnaie-dette du nouvel Etat.Lorsqu’au bout de vingt ans, le Président Jackson voulut mettre fin à ce droit exorbitant, sortir du cycle de la monnaie-dette et revenir au droit inscrit dans l’art. 1 de la Constitution , les banquiers anglais, menés par Nathan Rothschild, suscitèrent en 1812 , sous divers prétextes commerciaux – taxe sur le thé – et maritimes – contrôle des navires – une guerre de l’Angleterre contre ses anciennes colonies et ils mirent en action toute leur puissance financière afin de ramener le nouvel Etat au rang de colonie . « Vous êtes un repaire de voleurs, de vipères, leur avait crié le Président Jackson. J’ai l’intention de vous déloger, et par le Dieu Eternel, je le ferai!«Nathan Mayer RothschildMais il échoua à les déloger et les banquiers eurent le dernier mot .En 1816 , les privilèges de la Banque des Etats-Unis étaient rétablis et les banquiers menés par la famille Rothschild avaient définitivement terrassé les hommes politiques qui , comme Jefferson et plus tard, Lincoln, tentèrent de s’opposer à leur racket .C’est donc à juste titre que James Madison (1751-1836) , le quatrième Président des Etats-Unis a pu écrire: « L’histoire révèle que les banquiers utilisent toutes les formes d’abus, d’intrigues, de supercheries et tous les moyens violents possibles afin de maintenir leur contrôle sur les gouvernements par le contrôle de l’émission de la monnaie. «Car il s’agit bien d’un racket. La guerre que mena – et perdit – Abraham Lincoln contre les banquiers en est une nouvelle illustration éclatante.Durant la guerre de Sécession (1861-1865) , la banque Rothschild de Londres finança les Fédérés du Nord, pendant que la banque Rothschild de Paris finançait les Confédérés du Sud en application d’un scénario mis au point en Europe durant les guerres napoléoniennes . Les deux groupes , profitant de la situation, exigeaient des intérêts usuraires de 25 à 36%.Le Président Abraham Lincoln (1809-1865)Le président Lincoln , qui avait percé à jour le jeu des Rothschild refusa de se soumettre au diktat des financiers européens et, en 1862 , il obtint le vote du Legal Tender Act par lequel le Congrès l’autorisait à revenir à l’art. 1 de la Constitution de 1787 et à faire imprimer une monnaie libérée du paiement d’un intérêt à des tiers – les dollars « Green Back » – ainsi dénommés parce qu’ils étaient imprimés avec de l’encre verte . C’est ainsi qu’il a pu , sans augmenter la dette de l’Etat , payer les troupes de l’Union.
Billet de 1$ de 1862, représentant le Secrétaire d’Etat au Trésor, Salmon Chase. Le Président Lincoln l’avait chargé, en 1861, de rédiger le Tender Act .Billet de 5$ de 1862, représentant la statue de la » Liberté » et Alexandre Hamilton, un des pères fondateurs des Etats-Unis, le premier Secrétaire d’Etat au Trésor» Le pouvoir des financiers tyrannise la nation en temps de paix – écrivait-il – et conspire contre elle dans les temps d’adversité. Il est plus despotique qu’une monarchie, plus insolent qu’une dictature , plus égoïste qu’une bureaucratie. Il dénonce, comme ennemis publics , tous ceux qui s’interrogent sur ses méthodes ou mettent ses crimes en lumière . J’ai deuxgrands ennemis : l’armée du sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis.«Il aurait ajouté ces paroles prémonitoires : » Je vois dans un proche avenir se préparer une crise qui me fait trembler pour la sécurité de mon pays. […] Le pouvoir de l’argent essaiera de prolonger son règne jusqu’à ce que toute la richesse soit concentrée entre quelques mains . » (Letter from Lincoln to Col. Wm. F. Elkins, Nov. 21, 1864).Lincoln voyait clairement combien il était néfaste pour une nation souveraine que des puissances autres que l’Etat central aient le pouvoir de créer la monnaie. Il a été tué à Washington le 14 avril 1965 par John Wilkes Booth qui lui tira une balle dans la tête alors qu’il assistait à une représentation théâtrale dans la loge du Ford’s Theater .Cortège funèbre du Président LincolnLes causes réelles de sa mort n’ont pas été élucidées, bien que la version officielle prétende toujours que son assassin vengeait la défaite des Sudistes . De nombreuses recherches, abondamment documentées, orientent la recherche de la vérité vers un complot beaucoup plus complexe et révèlent , notamment, que Booth reçut à ce moment-là des sommes d’argent très importantes de la part d’hommes d’affaires connus et qu’il bénéficia de nombreuses et efficaces complicités, tant pour accomplir son crime que pour quitter les lieux .Toujours est-il que le successeur de Lincoln, Andrew Johnson, semble, lui, n’avoir eu aucun doute quant à la cause de la mort de son prédécesseur : il a immédiatement et sans donner d’explication, suspendu l’impression des greenbacks et les Etats-Unis sont revenus à la monnaie-dette des banquiers.Le 12 avril 1866, le Congrès officialisait sa décision par le vote du Contraction Act qui stipulait que les billets greenbacks de Lincoln seraient progressivement retirés de la circulation monétaire.Il est une autre personnalité qui, elle non plus, n’avait aucun doute sur les commanditaires de l’assassinat perpétré par Booth , c’est Otto von Bismarck, Chancelier de Prusse depuis 1862, qui écrivait : « La mort de Lincoln fut un désastre pour la chrétienté. Il n’y avait pas dans tous les États-Unis d’homme qui méritât de seulement porter ses bottes. Je crains que les banquiers étrangers ne dominent entièrement l’abondante richesse de l’Amérique et ne l’utilisent systématiquement dans le but de corrompre la civilisation moderne. Il n’hésiteront pas à précipiter les Etats chrétiens dans les guerres et le chaos, afin de devenir les héritiers de la terre entière. »Il est impossible de ne pas évoquer, à la suite de celle du Président Lincoln, la tentative du Président John Fitzgerald Kennedy de dépouiller la FED de sa puissance , tellement elle lui est parallèle. Elle eut lieu un siècle exactement après celle de Lincoln. Les coïncidences biographiques, politiques et même numérologiques qui rapprochent les destins de ces deux hommes politiques sont, il faut le reconnaître, tout à fait extraordinaires et ont fait saliver de nombreux Sherlock Holmes amateurs. Leurs morts violentes semblent les avoir liés pour l’éternité dans un parcours historique en miroir.En effet, le 4 juin 1963 , le Président Kennedy signait l’Executive Order n° 11110 (4) par lequel le gouvernement retrouvait un pouvoir inscrit dans la Constitution, celui de créer sa monnaie sans passer par la Réserve Fédérale. Cette nouvelle monnaie, gagée sur les réserves d’or et d’argent du Trésor, rappelait les greenbacks et le coup de force du Président Lincoln .A 1963 « KENNEDY GREENBACK »Le Président Kennedy fit imprimer 4,3 milliards de billets de 1, 2, 5, 10, 20 et 100 dollars. En 1994 il restait l’équivalent de 284,125,895 dollars en circulation aux Etats-Unis , détenus, probablement par des collectionneurs (source: The 1995 World Almanac).Les conséquences de l’Executive Order n° 11110 étaient énormes. En effet, d’un trait de plume John Fitzgerald Kennedy était en passe de mettre hors jeu tout le pouvoir que les banques privées de la FED s’étaient arrogé depuis 1816 et qu’elles détenaient officiellement depuis 1913. Car si, dans un premier temps, les deux monnaies avaient circulé parallèlement, la monnaie d’Etat, gagée sur les réserves d’argent , aurait fini par terrasser la monnaie créée ex-nihilo par les banquiers. Cette nouvelle monnaie aurait considérablement diminué l’endettement de l’Etat, puisqu’elle éliminait automatiquement le paiement des intérêts .Les 26 volumes du rapport Warren n’ont pas réussi à apporter une explication crédible à l’assassinat du Président Kennedy à Dallas le 26 novembre 1963, cinq mois après sa réforme monétaire. Il n’est nul besoin d’être un « complotiste » primaire ou secondaire pour n’accorder qu’un crédit poli à la thèse officielle, non pas seulement à cause de l’analyse des conditions de l’exécution, mais par que le fait que tous les témoins oculaires de l’événement soient morts dans les deux ans ; que la disparition ou l’élimination de 400 personnes en relations même lointaines avec cet événement - y compris le personnel médical de l’hôpital Parkow où Kennedy a été admis, du portier au personnel médical, ainsi que des proches du tireur accusé, Lee Harvey Oswald – que tous ces événements soient le fruit du hasard relève d’un pourcentage de probabilités si infinitésimal qu’il est proche du zéro absolu. Le calcul des probabilités devient un juge plus efficace que n’importe quelle vérité officielle.De puissants comploteurs ont donc sévi, y compris longtemps encore après le crime initial. Parmi les innombrables pistes avancées par les uns et par les autres, la piste monétaire était évidemment tentante . Elle fut relativement peu explorée au début de l’enquête. Cependant beaucoup la tiennent pour d’autant plus avérée qu’ils rapportent une phrase du père du Président, Joseph Kennedy, lorsqu’il apprit la décision de réforme monétaire de son fils : » Si tu le fais, ils te tueront« .Le Président John Fitzgerald KennedyLe message semble, une nouvelle fois avoir été reçu cinq sur cinq par le Vice-Président Lyndon B. Johnson, devenu Président par la grâce de cet assassinat. Comme son homonyme Andrew Johnson un siècle auparavant, et avec une célérité particulièrement remarquable, il suspendit la décision monétaire prise le 4 juin 1963 par le Président assassiné alors que le cadavre de ce dernier n’était pas encore froid .« L’ordre exécutif 11110 a été abrogé par le Président Lyndon Baines Johnson , trente-sixième président des Etats-Unis – de 1963 à 1969 – alors qu’il se trouvait dans l’avion présidentiel AirForce One, entre Dallas et Washington , le jour même de l’assassinat du Président Kennedy » écrivait un chroniqueur. Cette affirmation n’est pas exacte : le décret présidentiel n’a jamais été officiellement abrogé, mais son application fut suspendue . Fut abrogée l’autorisation d’imprimer de nouveaux billets et de frapper de nouvelles pièces, si bien que l’Executive Order n° 11110 demeure officiellement en vigueur … dans la stratosphère.Cet assassinat était peut-être un avertissement aux futurs Présidents qui auraient voulu emboîter le pas à Abraham Lincoln et à Jahn Fitzgerald Kennedy et priver les banquiers de leur rente en éliminant le système de la monnaie-dette. Jahn Fitzgerald Kennedy aurait payé de sa vie cette provocation à la puissance de la finance internationale. Mais nous sommes là dans le domaine des innombrables coïncidences troublantes qui ont jalonné la vie de ce Président même si la célérité de la décision du Président Johnson donne du crédit à cette supposition. Eustace Mullins rappelle que le Président Abraham Garfield avait lui aussi été assassiné le 2 juillet 1881 après avoir fait une déclaration sur les problèmes de la monnaie. (5) Que de coïncidences !Depuis le Président Kennedy, aucun successeur ne s’est avisé d’apporter la moindre réforme au fonctionnement de la FED.La piste israélienne est considérée par certains comme la plus crédible. En effet, des Israéliens s’étant félicités de ce que l’élimination de J.F. Kennedy ait laissé le champ libre à l’accession d’Israël au statut de puissance nucléaire, cette conséquence s’est métamorphosée en cause pour certains .En effet, le journal israélien Ha’aretz du 5 février 1999 écrivait, dans sa critique de l’ouvrage d’Avner Cohen, « Israel et la bombe: « L’assassinat du Président américain John F. Kennedy mit un terme brutal à la forte pression de l’administration des Etats-Unis sur le gouvernement d’Israël afin de l’amener à interrompre son programme nucléaire… » L’auteur ajoute que « si Kennedy était resté vivant, il est douteux qu’Israël aurait aujourd’hui une défense nucléaire. » Le Président Kennedy avait, en effet, fermement annoncé au Premier Ministre israélien David Ben Gourion qu’en aucun cas il n’accepterait qu’Israël devînt une puissance nucléaire.Peut-être faudra-t-il encore vingt-six autres volumes d’enquête pour éclaircir cette énigme historique.- La première » Tempête sur Wall Street « , le premier » Vendredi noir « , date du 24 septembre 1869. Elle était liée à la ruée vers l’or et aux manœuvres de deux escrocs de la finance, Jay Gould et Jim Fisk, qui soudoyèrent des fonctionnaires du Trésor afin d’accaparer tout le marché de l’or, dont les transactions s’opéraient encore en greenbacks.– Une nouvelle panique secoue Wall Street le 20 septembre 1873. La faillite d’une société de courtage qui assurait le financement du Northern Pacific Railway provoque une vente massive des titres de la compagnie.- Le 27 juin 1893 a eu lieu le premier krach boursier à Wall Street. Faillites, incertitudes monétaires , diminution des réserves d’or ont provoqué une panique sur les titres et une classique ruée sur les achats d’or. Le sauveur sera , déjà, J. Pierpont Morgan, que nous retrouverons à la manœuvre en 1910 et en 1913 . Après sa victoire sur Jay Gould et Jim Fisk dans la « bataille du rail » de 1873, Morgan se présente en sauveur du Trésor américain, après un marché conclu avec le Président Cleveland le 8 février 1895.– Nouvelle panique à Wall Street le 9 mai 1901 à propos d’une spéculation féroce sur la même Northern Pacific appartenant toujours au même J. Pierpont Morgan qui ruina d’un même élan les investisseurs honnêtes et les spéculateurs.- Le 13 mars 1907 voit une nouvelle chute vertigineuse des cours et comme par hasard, la même Northern Pacific se retrouve au cœur de la crise. En même temps, J. P. Morgan annonce la faillite de Knickerbocker Trust Co et de Trust Company of America qui mettent en péril tout le réseau bancaire des Etats-Unis . Cette petite répétition de la situation que nous connaissons aujourd’hui montre, une fois de plus, que les mêmes causes provoquent les mêmes effets.C’est dans ces grands moments-là qu’on reconnaît le prédateur de haut vol. Après avoir été le poison, notre banquier, John Pierpont Morgan, dont le nom se retrouve dans toutes les crises depuis 1869, se présente en remède et en sauveur de la nation . Un parfait pharmakon monétaire, en somme.Ce n’est pas sans raison qu’il proclamait : « Un homme a toujours deux raisons de faire ce qu’il fait. La bonne et la vraie. » Au cours d’ une scène cocasse digne d’un scénario hollywoodien, ce personnage aussi truculent que redoutable a convoqué dans son bureau les présidents des sociétés financières, les a séquestrés toute la nuit et ne les a libérés que le lendemain matin à 5 h après les avoir contraints à verser 25 millions de dollars afin de » sauver les banques » … qu’il avait contribuées à mettre en péril .Du coup, qualifiés précédemment de » malfrats richissimes » par le Président Theodore Roosevelt – celui qui avait envoyé la « Grande flotte blanche » faire le tour du monde afin de démontrer la puissance des Etats-Unis – J.P. Morgan et ses acolytes se sont métamorphosés en un clin d’œil en « conservateurs solides qui agissent avec sagesse pour le bien public » . Et c’est ainsi que la « bonne raison » de faire – celle qu’il est honorable d’afficher – est devenue la » vraie raison » d’agir, c’est-à-dire la raison officielle, la raison » ad usum delphini » pendant que la « vraie raison » – la rapacité et les manoeuvres frauduleuses des auteurs de la crise – disparaît dans les souterrains de l’histoire et des consciences.Comme John Pierpont Morgan est un des acteurs majeurs de la création de la machine de la FED, il n’est pas inutile de préciser que ce magnat des finances :- se trouvait à la tête de trois puissants groupes bancaires, J.P. Morgan & Co., First National, et National City Bank,- qu’il contrôlait aussi quatre des cinq plus importantes compagnies ferroviaires,- qu’il était propriétaire du méga trust de l’acier US Steel ,- qu’il avait créé la General Electric en fusionnant les sociétés Edison et Thompson,– qu’il avait mis la main sur la flotte Leyland, ainsi que sur de nombreuses lignes qui assuraient la navigation sur le Mississipi,– qu’il avait créé une nouvelle ligne de bateaux, la White Star et que, parmi les paquebots construits dans les chantiers navals dont il était le propriétaire, figure …le Titanic. On comprend peut-être mieux les raisons pour lesquels ce paquebot luxueux dans sa partie visible , mais fragile dans sa partie immergée en raison de l’absence de double coque, a sombré aussi rapidement.John Pierpont Morgan , le loup-cervier cynique qui n’hésitait pas à proclamer : » Je n’ai nul besoin d’un avocat qui me dise ce que je n’ai pas le droit de faire. Je le paie pour me dire comment faire ce que je veux faire » avait pourtant lui aussi son jardin secret qu’il est juste de mentionner. Passionné d’horlogerie, il consacra une partie importante de sa fortune à enrichir une magnifique collection d’horloges et de montres anciennes, que son fils Jack légua en 1916 au Métropolitan Museum, où une aile lui est consacrée . A la deuxième génération, les louveteaux-héritiers deviennent d’honorables philanthropes.6 – Les préparatifs du coup d’Etat constitutionnel
A la suite des paniques bancaires de la fin du XIXe siècle et de la plus grave d’entre elles, celle de 1907, le Congrès décida qu’il fallait réformer tout le système bancaire et, avec la National Monetary Commission (Commission Monétaire Nationale), ilcréa deux sous-commissions, l’une chargée d’étudier en détails le système monétaire américain tel qu’il existait et la seconde, dont il confia la responsabilité au sénateur Aldrich, était chargée d’étudier le système bancaire « européen » , c’est-à-dire, évidemment dans son esprit, le système bancaire anglais.Or, la banque d’Angleterre se trouvait – et se trouve toujours – entre les mains de banquiers privés et notamment de la pléthorique famille Rothschild . Il était donc aisé de deviner l’issue de » l’étude » du Sénateur Aldrich dont la fille avait épousé le premier héritier milliardaire, John D. Rockefeller Jr, connu pour être le porte-parole de J. Pierpont Morgan au Congrès et dont les liens avec tous les riches banquiers étaient de notoriété publique.La réunion de l’Ile Jekyll fut donc décidée en grand secret et personne, hormis ses participants, n’en eut connaissance – ni la presse, ni le public, ni surtout le Congrès – avant l’adoption , le 23 décembre 1913 de la loi sur le fonctionnement de la Réserve Fédérale, alors que la Commission monétaire avait prévu que les délibérations devaient se dérouler publiquement dans l’enceinte du Congrès.Il fallut d’ailleurs trois grandes années aux conspirateurs pour trouver le moment propice de faire ADOPTERleur projet par le gouvernement et pour donner une caution politico-juridique au cartel international de banques d’affaires privées qu’ils avaient imaginé durant le séjour de l’Ile Jekyll. La bataille fut rude. Il s’agissait bien d’un cartel puisque ces banquiers, rivaux les uns des autres en Allemagne, en France, en Angleterre, se mirent secrètement d’accord aux Etats-Unis afin de créer ensemble une nouvelle entité bancaire privée, elle aussi, dans laquelle ils collaboreraient étroitement et qui donnerait naissance au Système monétaire du Nouveau Monde.
La vanité du Sénateur Aldrich faillit faire capoter l’affaire : il tenait beaucoup à donner son nom à la loi qui fut présentée une première fois au Congrès en 1908 . Mais ses amitiés avec les banquiers internationaux était si bien connues que le Congrès, méfiant, retoqua le projet dans lequel il voyait la main mise d’un petit groupe de puissants banquiers sur l’économie américaine . Depuis la grande panique boursière de 1907, qui avait suivi les crises de 1873 et de 1893, que le public américain imputait aux manoeuvres des banquiers, toute initiative de leur part était frappée d’opprobre et aucun membre du Congrès n’aurait osé voter un projet qui aurait reçu le sceau de leur approbation.C’est pourquoi une rude bataille politico-médiatique fit rage au Congrès et dans la presse durant les années 1910, 1911 et 1912 afin d’assurer la promotion du projet Jekyll. Après avoir réussi à faire élire , en 1912, le candidat qu’ils avaient choisi , le démocrate Woodrow Wilson, Gouverneur du New-Jersey et ancien président de Princeton – dont ils avaient financé la campagne et qui était leur homme – les conspirateurs eurent alors l’idée géniale de mettre dans leur jeu deux banquiers de moindre renom et démocrates, comme Président, l’un de la Chambre des représentants, M. Carter Glass, et l’autre du Sénat,M. 0wen – donc appartenant , en principe, au parti des défenseurs des » intérêts du peuple » . Le nouveau Président et les deux banquiers passaient dans le pays pour des ennemis du « Wall Street MoneyTrust » .C’est là qu’il faut admirer la rouerie et la connaissance de la psychologie des foules de nos conspirateurs. Pendant que les deux lièvres candides vantaient dans la presse le projet élaboré à Jekyll Island , devenu le Bill Owen-Glass en affirmant que ce n’était pas le projet des banquiers, les vrais rédacteurs du projet et notamment le puissant homme d’affaires et banquier , Frank Vanderlip et le sénateur Aldrich le critiquaient véhémentement dans les journaux. En même temps, ils finançaient en secret une campagne de promotion menée par des hommes de paille dans les Universités – notamment à Princeton, à Harvard et à l’Université de Chicago, subventionnée, à l’époque , par John D. Rockefeller à hauteur de cinquante millions de dollars – ainsi que dans tous les centres d’influence économique auxquels ils avaient accès.Un des opposants les plus farouches au plan des banquiers – appelé Plan Aldrich, ou Plan pour la législation monétaire – futCharles Lindbergh Senior, membre très actif du Congrès . Lucide, il déclarait le 15 décembre 1911 :« Notre système financier est une escroquerie et sera un fardeau énorme pour le peuple … J’affirme qu’il existe chez nous un Trust monétaire. Le plan Aldrich est une simple manipulation dans l’intérêt de ce Trust.[…] Le Plan Aldrich est le Plan de Wall Street. […] En 1907 la nature avait répondu le plus aimablement possible et avait donné à ce pays la récolte la plus abondante qu’il ait jamais eue. D’autres industries avaient parfaitement fonctionné et d’un point de vue naturel toutes les bonnes conditions étaient remplies pour que l’ année fût la plus prospère possible . Au lieu de cela, une panique a entraîné d’énormes pertes pour le pays. […] Aujourd’hui, partout des intérêts considérables sont mobilisés afin de pousser l’adoption du Plan Aldrich. Il se dit qu’une somme d’argent importante a été levée à cette fin. La spéculation de Wall Street apporta la Panique de 1907. Les fonds des déposants furent prêtés aux joueurs et à tous ceux que le Trust Monétaire voulait favoriser. Puis quand les déposants voulurent récupérer leur argent, les banques ne l’avaient plus . Cela a créé la panique. « (Charles A. Lindbergh, Sr., Banking, Currency and the Money Trust, 1913, p. 131)Rien n’y fit, le projet des banquiers s’est finalement imposé, ainsi que l’avaient programmé les habiles conspirateurs. Il fut présenté comme une mesure libérale et hostile à la finance internationale.L’opération de vote au Congrès se déroula cependant d’une manière extra-ordinaire dans ce genre d’enceinte. En effet, leFederal Reserve Act fut présenté en catimini et dans une discrétion absolue, le 23 décembre 1913, dans la nuit , entre 1h30 et 4h30, au moment où les membres du Congrès étaient soit endormis, soit en vacances pour les fêtes de Noël . Les députés démocrates présents , soutenus par le Président Wilson, affirmaient d’ailleurs, la main sur le coeur, qu’ils votaient contre le projet des banquiers et « en faveur de la réduction des privilèges » des banquiers.Dans la foulée, le projet passait le jour même et immédiatement au Sénat, si bien que le 23 Décembre 1913, à 6h02, toute l’affaire était bouclée et le projet était définitivement ADOPTÉ.
Le député républicain, Henry Cabot Lodge père, lucide, critiquait vertement ce vote . Il prévoyait qu’il engendrerait un « flux de papier-monnaie non échangeable » qui « noierait la monnaie d’or » et provoquerait une « inflation énorme de moyens de paiement« . Sa prophétie s’est réalisée au-delà de ce qu’il avait imaginé.Mais le commentaire toujours aussi lucide et prophétique a été fait devant le Congrès, immédiatement après le vote, parCharles A. Lindbergh, le père du célèbre aviateur:« Cette loi établit le trust le plus gigantesque sur la Terre. Quand le Président signera ce projet de loi, un gouvernement invisible , le pouvoir invisible de la puissance financière sera légalisé. Les gens peuvent ne pas s’en apercevoir immédiatement, mais le jour des comptes n’est éloigné que de quelques années. Les trusts se rendront bientôt compte qu’ils sont allés trop loin, même pour leur propre bien. Les gens devront faire une déclaration d’indépendance afin de se délivrer du Pouvoir Monétaire. […] . Le plus grand crime législatif de tous les temps a été commis par le Congrès pour avoir permis le vote de ce projet de loi bancaire. […] La nouvelle loi provoquera de l’inflation tant que le cartel le souhaitera… »En revanche, le New-York Times ne cachait pas son enthousiasme et dans son édition du 23 décembre 1913, il se félicitait de la « vitesse sans précédent » qui avait marqué l’adoption de la loi et ajoutait qu’ « on voit la main excellente de Paul Warburg dans cette stratégie finale » .L’éditorial de ce même journal contient un commentaire dithyrambique du projet : » Le projet de loi portant sur les Opérations de banque et de Monnaie s’améliorait et devenait plus sain chaque fois qu’il passait d’une extrémité du Capitole à l’autre. Le Congrès a travaillé sous la surveillance publique dans la fabrication de ce projet de loi. »Eustace Mullins, dans son excellent Secrets de la Réserve Fédérale, dont je parlerai plus loin, ajoute ce commentaire ironique: « Par surveillance publique, le Times apparemment voulait désigner Paul Warburg, qui pendant plusieurs jours avait gardé un petit bureau dans le bâtiment du Capitole, où il dirigeait la campagne couronnée de succès d’avant-Noël de passer le projet de loi et où les Sénateurs et des Membres du Congrès venaient toutes les heures à sa demande pour conduire sa stratégie. […] «Dans son ouvrage, The New Freedom (La Nouvelle Liberté), le Président Wilson semble avoir enfin compris, mais trop tard, combien il avait été manipulé : « Une grande nation industrielle se trouve dominée par son système de crédit. (…) La richesse de la nation et toutes nos activités sont entre les mains de quelques hommes . (…) Nous en sommes venus à être une des nations les plus mal dirigées, un des gouvernements les plus totalement contrôlés et dominés du monde civilisé – non plus un gouvernement régi par des opinions librement exprimées, un gouvernement de la loi et du vote à la majorité, mais un gouvernement placé sous la contrainte et la férule d’un petit groupe d’hommes. » (Woodrow Wilson, The New Freedom : A Call for the Emancipation of the Generous Energies of a People)Ce n’est que six ans après la fameuse réunion de l’Ile Jekyll , en 1916 , que Bertie Charles Forbes en révéla l’existence dans la revue qu’il venait de fonder, le Forbes Magazine. Le Federal Reserve Act était voté et les dés étaient jetés depuis trois ans . (6)Depuis lors, l’île Jekyll a été vendue à l’ Etat de Georgie et une maison porte une plaque sur laquelle est inscrite la phrase : « Le système de la Réserve Fédérale fut créé dans cette maison« .7 – Histoire de l’Histoire de la révélation au public du Système de la Réserve Fédérale
Les péripéties détaillées des préparatifs du singulier voyage des conspirateurs et du séjour qui s’ensuivit se trouvent consignées depuis lors dans divers ouvrages, dont le plus connu aujourd’hui est celui d’ Edward Griffin. Cet ouvrage de vulgarisation a paru en anglais en 1995 – soit 85 ans après la réunion de l’île Jekyll – et il fut traduit en français sous le titreLa créature de Jekyll Island. Il reprend, en le romançant , mais sans jamais le citer, certaines informations déjà contenues dans le premier ouvrage de fond sur la question d’ Eustace Mullins, Secrets of the Federal Reserve , The London Connection , qui lui est antérieur de près d’un demi siècle, puisqu’une première version , Mullins , The Federal Reserve ,a vu discrètement le jour en 1948.Deux autres ouvrages beaucoup plus tardifs ont été rédigés sur ce sujet : The Case Against the Fed by Murray Newton Rothbard, 1994 et Secrets of the Temple: How the Federal Reserve Runs the country by William Greider, 1989 .Le manuscrit définitif de Mullins a ensuite été refusé par dix-huit éditeurs. Après deux ans de vaines recherches, le dix-neuvième éditeur écrivit à l’auteur: « J’aime votre livre, mais nous ne pouvons pas le publier. Personne d’autre ne le peut à New-York . Présentez-nous le synopsis d’une nouvelle et je pense que nous pourrons vous faire un à-valoir. Mais vous pouvez oublier l’espoir de voir publié l’ouvrage sur la Réserve Fédérale. Je doute qu’il soit jamais édité. »Une version complétée a cependant paru en 1952 , à compte d’auteur après deux ans de tribulations, grâce au soutien de deux disciples du poète Ezra Pound , Kasper et Norton. Les frais de l’édition avaient été partagés entre l’auteur et les deux éditeurs , lesquels reprirent modestement le premier titre de l’ouvrage Mullins , The Federal Reserve. Ce titre, en retrait par rapport à celui refusé par les éditeurs, suggérait qu’il s’agissait simplement de l’opinion de M. Mullins sur la Réserve Fédérale .Mais en 1954 , une édition pirate, avec des coupures, voyait le jour dans le New-Jersey sous le titre : La Conspiration de la Réserve Fédérale .En 1955 , l’éditeur Guido Roeder acceptait la parution d’une édition en langue allemande. Cependant, la pression politique des Etats-Unis sur l’Allemagne occupée était telle, à l’époque, que la totalité des 10 000 exemplaires de la première édition fut saisie et condamnée à la destruction par le feu .Le dernier autodafé d’un ouvrage en Occident, et le seul depuis la fin de la guerre, se déroula donc le 21 avril 1961 sous la direction du juge Israël Katz de la Cour suprême de Bavière et avec l’approbation du Haut Commissaire des Etats-Unis en Allemagne, James B. Conant, qui avait pourtant exercé de 1933 à 1953 la fonction de Président de la prestigieuse Université d’Harvard. Konrad Adenaeur était alors Chancelier d’Allemagne.Le précédent autodafé européen remontait à 1933. C’est le grand autodafé du 10 mai 1933, à Berlin au cours duquel les nazis avaient décrété que » le livre juif et communiste, doit être détruit « . Il avait été accompagné du rituel inspiré de l’Inquisition du Moyen-Age , avec parades, chants, torches et hérauts. La grandiose mise en scène ravissait toujours une population inculte et idéologiquement manipulée .En 1980 , toujours en Allemagne, une édition identique à celle qui avait subi l’infamie de la crémation sacrilège put enfin voir le jour sous son titre complet : Secrets of the Federal Reserve , The London Connection . Le Chancelier Helmut Kohl se trouvait à la tête du gouvernement de Bonn et le pouvoir d’influence et même d’intervention directe des Etats-Unis dans les affaires allemandes , avait sensiblement décliné depuis Adenauer .Aucune édition française de cet important ouvrage n’existait à ce jour. (Note)L’ostracisme qui frappe l’excellent ouvrage de Mullins, pillé par ses successeurs, mais jamais cité, trouve sa cause dans le soutien de l’auteur au poète Ezra Pound et au qualificatif « ignominieux » d’antisémitisme qui les frappe tous les deux. L’étude minutieuse, scientifique et honnête de Mullins porte sur les circonstances qui ont accompagné la naissance de la Réserve Fédérale et l’action des banquiers, et nullement sur un quelconque complot national ou mondial de telle ou telle catégorie de citoyens. Il est dommage qu’elle fasse l’objet d’un procès d’intention, alors que personne ne songe à rejeter les oeuvres deJames Joyce, de Yeats ou d’Hemingway qui sont, eux aussi, restés fidèles toute leur vie à leur ami Ezra Pound ; personne n’ose accoler à ces prix Nobel de littérature l’étiquette infamante d’ « antisémite » qui est la manière contemporaine de clouer un auteur au pilori et de censurer son oeuvre.8 – Ezra Pound et son combat contre l’usurocratie
L’ouvrage de Mullins est dédicacé aux deux personnes dont la collaboration s’est révélée pour lui la plus précieuse . Outre le contenu ultra sensible de l’ouvrage dans le pays du libéralisme triomphant , de l’argent-roi et des hécatonchires triomphants de la finance nationale et internationale, ils permettent de mieux comprendre les raisons des tribulations éditoriales d’une étude pourtant si importante et si finement documentée.Le premier dédicataire, George Stimpson, l’ami fidèle et le plus proche collaborateur de l’auteur était un intellectuel éminent, mais inoffensif ; mais c’est surtout le second dédicataire, l’écrivain et poète Ezra Pound, dont la réputation politique était sulfureuse après 1945, qui suscitait le recul horrifié des éditeurs. Mullins , en ami fidèle, le fréquenta assidûment durant l’internement de Pound comme prisonnier de guerre américain – donc prisonnier de son propre pays – dans un asile psychiatrique .Ezra Pound fut, en effet, à l’origine de l’idée même de l’ouvrage sur la Réserve fédérale, ainsi que l’auteur le reconnaît dans sa préface. Il lui rend d’ailleurs un vibrant et chaleureux hommage. C’est lui qui incita Mullins à entreprendre ses recherches dans la bibliothèque du Congrès – démarche et recherches qu’il était interdit à l’interné d’effectuer . On apprend que Pound subventionna même Mullins sur les modestes ressources qu’il semble avoir conservées, afin de l’aider dans son entreprise – dix dollars par semaine – et il lui conseilla de travailler comme s’il s’agissait d’ un roman policier : « You must work on it as a detective story « .Le poète était en effet tombé dans le chaudron de l’économie et de la politique dès sa naissance en 1885 puisque son père occupait un poste de haut fonctionnaire à l’hôtel de la Monnaie de l’Etat de l’Idaho et que son grand-père avait été un membre du Congrès. Pound considérait que les arts étaient indissociables de la politique et de l’économie et qu’ils se soutenaient et s’influençaient les uns les autres.Ezra Pound , jeuneA vingt trois ans, sa rencontre avec le major C.H. Douglas, le fondateur du Crédit Social déterminait d’une manière décisive son engagement politique de lutte contre le pouvoir des banquiers . Il n’est pas certain que le poète américain ait intégré les finesses et les impasses de la théorie économique que le major d’origine écossaise rêvait d’appliquer au Canada; mais son horreur pour une financiarisation usuraire de l’économie américaine à la suite de la privatisation de la monnaie par un groupe de banquiers internationaux a motivé son engagement politique sa vie durant.Le major Douglas prônait , en effet, l’utopie quelque peu fumeuse de distribuer à tous de l’argent – le « crédit social » – qui serait émis par » la société » , par opposition à l’argent payant actuellement émis par les banques , afin que tout le monde puisse acheter les biens et les services produits en abondance par l’entreprise capitaliste. Personne n’a jamais pu expliquer clairement comment cette « distribution » pourrait bien s’opérer .Cette utopie , légèrement aménagée, a été reprise par l’Eglise catholique , notamment au Québec et en Australie . Elle se trouve illustrée par l’apologue bien connu de Louis Even : L’île des naufragés qui démontre excellemment le parasitisme ravageur des banquiers , sans s’attarder sur la manière dont il conviendrait de procéder pour les remplacer.Néanmoins , le rapprochement intellectuel avec un mouvement chrétien d’un homme que sa vie privée et le bouillonnement de sa vie intellectuelle classent parmi les » artistes maudits » et révolutionnaires, est une de ces rencontres inattendues et incongrues qu’offre la biographie d’Ezra Pound, surtout lorsqu’on connaît le mépris désabusé de son regard sur l’Eglise de Rome . » Autre point dont je suis fermement convaincu, écrit-il , c’est qu’il reste davantage de lambeaux de civilisation encore utilisables dans les lézardes, le foutoir, les interstices de ce monument baroque et poussiéreux qu’est l’Église de Rome que dans toutes les autres institutions de l’Occident. «On comprend cependant que la théorie du Crédit Social ait séduit un poète qui voyait dans le pouvoir de l’Argent, identifié au pouvoir des banquiers hécatonchires, et notamment des banquiers centraux de la Fed , la corruption de la culture et de tous les arts.Ezra Pound écrivit une série de brochures sur l’économie et la politique : « Le Crédit Social: un choc » (1935), puis « Une carte de visite » (1942), en 1944 « L’Or et le Travail« , et « L’Amérique, Roosevelt, et les causes de la présente guerre« .Si les poètes sont souvent d’excellents visionnaires des maux de la société, ils sont presque toujours de piètres hommes politiques et des économistes rêveurs. C’est ainsi que faisant de l’art et de la littérature d’avant-garde des phares de la civilisation, Ezra Pound, l’ami de William Carlos Williams, de T.S. Eliot, d’Hemingway , de James Joyce, de Yeats – les trois derniers futurs prix Nobel de littérature – l’inventeur bouillonnant de mouvements littéraires connus sous le nom d’imagisme et de vorticisme, le poète inspiré par le « culte d’amour » des troubadours, et par les religions à mystère de l’Antiquité, le mystique qui vénérait les enseignements de Confucius et sa religion civique, assignant à chacun un devoir social, l’amoureux du Japon, cet homme des cimes crut , ô misère , voir en Mussolini l’incarnation de l’homme politique de ses rêves, capable de procéder à la mise en place d’un nouveau système monétaire .Ezra Pound durant son séjour dans l’hôpital psychiatrique Sainte ElizabethPour Pound, la politique était une forme d’art. Or Mussolini qui » avait dit à son peuple que la poésie est une nécessité de l’Etat » exprimait à ses yeux « un niveau de civilisation supérieur à celui qui régnait à Londres ou à Washington« . Les artistes et les dictateurs avaient en commun , disait-il, d’être » nés pour diriger » . Mais il fallait oublier les règles de la démocratie écrivait Pound dès 1914, car l’artiste possède « assez de bon sens pour savoir que l’humanité est insupportablement stupide. » L’artiste doit donc » essayer de la diriger et de la persuader, de la sauver d’elle-même« .En 1922, il écrivait que » les masses sont malléables’ et il ajoutait que « ce sont les arts qui forment les moules pour les modeler « . C’est pourquoi, en 1935 , dans son ouvrage « Jefferson et/ou Mussolini », Pound a pu écrire : « Je ne crois pas qu’un jugement sur Mussolini puisse être valable s’il ne part pas de sa passion de bâtisseur. Traitez-le comme un ARTISTE et tous les détails trouvent leur place … « . Il voyait également dans le fascisme italien « la première attaque sérieuse contre l’usurocratie depuis l’époque de Lincoln ».Le malheur est que Mussolini ne se contenta pas d’être un » artiste » !Ezra Pound et sa femme Dorothy s’installèrent donc en Italie en 1924 et le poète parvint, en 1933, à présenter à Mussolini, ses idées pour une réforme monétaire . On ne connaît pas l’accueil que leur réserva le Duce .Durant la guerre, la position politique de Pound devint très inconfortable. Tout en se considérant toujours comme un patriote américain, le poète , interdit d’entrée dans sa patrie et sans moyen de subsistance, devint chroniqueur de radio en Italie et fidèle aux critiques qu’il avait toujours faites de la FED, il se livra à des attaques virulentes contre le système financier usuraire américain et contre l’administration de Roosevelt, à laquelle il reprochait son entrée en guerre après l’attaque japonaise sur Pearl Harbour .D’abord considéré comme un opposant, Ezra Pound avait donc fini par passer du statut d’ adversaire à celui de traître et d’ennemi, si bien qu’en 1943, il fut inculpé de trahison aux USA.Après l’assassinat de Mussolini par les partisans le 28 avril 1945, Pound fut capturé dans sa maison alors qu’il cherchait à se rendre , et remis aux troupes américaines.Guantanamo et son poulailler pénitentiaire tropical ne sont pas une invention récente liée à la fameuse » guerre contre le terrorisme » puisqu’en 1945 déjà, Ezra Pound fut enfermé dans une des cages de fer de la prison du camp que les Américains construisirent alors à Pise . Les conditions y étaient aussi féroces que celles actuellement pratiquées sur la base américaine de Cuba : le prisonnier, qui risquait la peine de mort pour haute trahison , était soumis sans protection à la chaleur de l’été italien sur un sol en béton dans une cage de fer éclairée a giorno toute la nuit.Cages du camp américain de Pise . Ezra Poud a été enfermé dans l’une d’entre ellesLes amis du poète qui occupaient après la guerre des postes d’influence auprès du gouvernement se mobilisèrent pour essayer de le sauver. La tâche était d’autant plus ardue que l’inculpation était aiguillonnée par le Président Roosevelt lui-même , le poète étant soupçonné d’être lié à un groupe d’espions communistes, l’obsession des hommes politiques de cette époque-là. La chasse aux sorcières et le mccartysme étaient en marche.HEMINGWAYsuggéra de plaider la folie. C’est ainsi que déclaré fou en novembre 1945 , Ezra Pound fut rapatrié aux USA et « incarcéré » à Ste. Elizabeth, un hôpital psychiatrique pour fous criminels.
Après avoir expérimenté Guantanamo en avant-première, Ezra Pound connut, pendant treize ans, l’internement psychiatrique pour des raisons politiques, c’est-à-dire les conditions d’incarcération des dissidents politiques en Union Soviétique.Mais ce » fou officiel » continua à travailler à son œuvre, les Cantos, une gigantesque entreprise poético-politique, et il traduisit trois cents poèmes chinois qui furent publiés à Harvard en 1954. « Il s’agit, écrivit l’académicien Hector Bianciotti dans Le Monde , d’un recueil de textes concernant tout ce qui a aimanté l’esprit du poète : la littérature et la musique, Confucius et Sophocle, les religions, la traduction et l’anthropologie… On tient là l’itinéraire zigzaguant du poète qui incarna, mieux peut-être que nul autre, le besoin de l’espèce de sauver sa mémoire. C’est-à-dire tout ce qui, au cours des siècles, a fait de l’homme ce perplexe animal qui pense, aime la beauté, et sait parfois la créer pour faire barrage à la souffrance. »Entre temps , à partir de 1953, sa » folie » fut requalifiée en » troubles de la personnalité « , mais Pound ne fut déclaré « guéri » que le 18 avril 1958 et son inculpation pour trahison fut abandonnée.Six semaines plus tard, il quittait définitivement l’Amérique pour l’Italie où il mourut le 1er novembre 1972.Ezra Pound, à la fin de sa vieL’influence d’Ezra Pound dans la première mise à nu du système de la Réserve Fédérale est capitale . L’obsession de lutter contre le système usuraire mis en place aux USA en 1913 et inventé lors du fameux séjour des » barons voleurs » dans l’île Jekyll en 1910 , a traversé toute sa vie , même s’il s’est dramatiquement fourvoyé dans les engagements politiques qui étaient censés apporter une solution au problème crucial qu’il dénonçait.Il n’en demeure pas moins vrai que le système que le poète n’a cessé de combattre sa vie durant est en train d’agoniser. La gloutonnerie des financiers s’est si bien donnée libre cours durant près d’un siècle , qu’elle a conduit l’économie mondiale au bord d’un gouffre .A l’origine, le cartel de banques appelé la Réserve Fédérale américaine était composé de dix principaux groupes d’actionnaires privés :- Rothschild Banks of London and Berlin
– Lazard Brothers Bank of Paris
– Israel Moses Sieff Banks of Italy
– Warburg Bank of Hamburg and Amsterdam
– Lehman Brothers Bank of New York
– Kuhn Loeb Bank of New York
– Chase Manhattan Bank of New York
– Goldman Sachs Bank of New YorkA l’intérieur de ces groupes , environ trois cents personnes en chair et en os sont actionnaires – donc propriétaires – de ces banques. Elles se connaissent toutes car elles sont soit des membres directs de la famille des quelqu’uns des plus gros actionnaires , soit leur sont apparentées par alliance.Comme le révèle le graphique en note (7) les mêmes noms avec des prénoms différents reviennent régulièrement. Il existe uneconnexion directe entre la Banque d’Angleterre et la FED par l’intermédiaire de leurs deux principaux représentants à New York, les familles Rothschild et JP Morgan Co. Il en résulte que ce sont finalement les établissements bancaires de Londres qui contrôlent les Banques de la Réserve Fédérale et constituent ce que le poète Ezra Pound appelait la London Connexion .On comprend mieux, dans ces conditions, pourquoi l’Angleterre n’entrera jamais dans la zone euro . Qui peut croire que les financiers de la City accepteront d’abandonner leur monnaie et tous les avantages liés à la Bourse de Londres , d’autant plus que leurs intérêts privés se trouvent stucturellement liés au mécanisme de la FED, leur créature? A moins qu’à l’occasion du séisme monétaire mondial qui se profile à l’horizon, ils ne réussissent à mettre la main sur la BCE, la Banque Centrale européenne , et à faire miroiter à la couvée apeurée des vassaux européens « l’immense avantage » qui résulterait pour eux de la création d’une monnaie « atlantique » – qu’on appellerait l’eurodollar ou l’atlante. Grâce au taux de change que Wall Street imposerait, il est plus que prévisible qu’une grande partie des dettes accumulées par les Etats-Unis serait automatiquement effacée. Mais pendant tout ce temps, les financiers auront acquis des richesses faramineuses sous la forme de biens réels . Et c’est ainsi que Jahvé est grand et qu’il est aisé de s’enrichir grâce au travail des citoyens du monde.Voir : Voyage circummonétaire à la recherche du Roi-Dollar et découverte de la caverne d’Ali-Baba, 6è escaleLa dénomination Federal Reserve elle-même est déjà une escroquerie , car ce cartel de banques privées n’a rien de « fédéral » , au sens qu’il serait l’expression de l’Etat central américain et donc la propriété collective, publique et inaliénable du peuple étasunien .En fait de « fédération » la Réserve Fédérale américaine fédère – c’est-à-dire réunit dans un même « système » – 12 banques commerciales privées ayant chacune un rayon d’action géographique défini:Nous avons ainsi, dans l’ordre d’importance du chiffre d’affaires réalisé par chacune de ces banques:La Federal Reserve Bank de New-YorkLa Federal Reserve Bank de San Francisco (qui couvre les 7 états de l’Ouest + Hawaï et l’Alaska)
La Federal Reserve Bank de Chicago
La Federal Reserve Bank de Richmond
La Federal Reserve Bank d’Atlanta
La Federal Reserve Bank de Boston
La Federal Reserve Bank de Dallas
La Federal Reserve Bank de Cleveland
La Federal Reserve Bank de Philadelphie
La Federal Reserve Bank de Kansas City
La Federal Reserve Bank de Saint-Louis
La Federal Reserve Bank de MinneapolisLe véritable pouvoir est exercé par le Conseil des Gouverneurs choisi par les directeurs des douze banques de la Réserve Fédérale et qui, dans le plan de Warburg ne devaient pas être connus du public. Cela signifie que le contrôle du Congrès sur la FED est, en réalité, cosmétique.Comme la Federal Reserve Bank of New-York représente 40% de l’ensemble des actifs des 12 banques régionales , qu’elle a réussi à convaincre ou à contraindre une cinquantaine d’Etats, ainsi que quelques organismes internationaux et de richissimes particuliers de lui confier la garde de leur or, le dépôt est évalué à 10 000 tonnes environ à la fin de 2006.Des mouvements étranges de semi remorques remplis de lingots dans les sous-sol du World Trade Center ont été signalés avant la destruction des tours . Un semi remorque plein de lingots et qui n’aurait pas eu le temps d’être évacué, aurait été retrouvé coincé dans un tunnel de sortie . De manière surprenante, des faits aussi singuliers ne semblent pas avoir éveillé la curiosité des enquêteurs officiels et des innombrables Sherlock Holmes privés qui se sont intéressés aux anomalies des effondrements des Twin Towers .Alors que depuis la décision du 15 août 1971 prise du temps de la Présidence Nixon, les banquiers états-uniens , soutenus par leur gouvernement, ont réussi à faire perdre à l’or son statut de métal de réserve et à contraindre les banques centrales étrangères à échanger leur or contre du papier imprimé en couleur appelé » dollar » censé JOUERle même rôle, on voit que les banquiers , eux, n’ont pas hésité à collecter et à accumuler des lingots dont 2% seulement appartiennent aux USA. Qui peut croire qu’ils les rendront à leurs légitimes propriétaires en cas d’effondrement de leur fausse monnaie ? Il y a quelques semaines, la Banque Centrale Helvétique a subi l’assaut de vigoureuses « incitations » afin qu’elle vende une partie de ses réserves d’or . (8) Elle a obtempéré.
Quant au mot » réserve « , il signifie tout simplement que chaque fois que l’Etat ou une autre banque privée « achète » des dollars, ceux-ci sont comptabilisés sur un compte dit « de réserve » . Sous cette langue de bois se cachent tout simplementles colonnes des dettes sur lesquelles les banquiers calculent leur pourcentage. Plus les Etats s’endettent, plus les banquiers s’enrichissent.Le principe de l’escroquerie mise en place est d’une simplicité biblique . Mais son mécanisme est assez machiavélique pour que le commun des mortels n’en ait pas conscience. On comprend qu’il ait fallu neuf journées à des professionnels de la finance pour mettre au point tous ses rouages.Pour faire simple et utiliser une métaphore, je dirais que c’ est une fusée à trois étages.A - Premier étage : Alors que le rôle normal d’une banque centrale est d’être un service public qui imprime et met gratuitement à la disposition de l’administration de son pays la monnaie papier et la monnaie fiduciaire ou électronique nécessaires au bon fonctionnement de l’Etat et de l’économie , dans le système privé imaginé durant le séjour de l’île Jekyll , le cartel des banquiers qui composent la FED s’est substitué à un droit régalien et s’est arrogé le pouvoir de battre monnaie et de la vendre à l’Etat.L’intérêt payé aux banquiers est le montant de la redevance que la nation verse aux banquiers qui impriment les billets. Ces banquiers, réunis dans le « Board of Governors of the Federal Reserve System » fixent le taux auquel ils vendent les billets . Plus le taux est élevé, plus ils s’enrichissent.Les noms donnés à ce type d’opération varient : tantôt on l’appelle une monnaie-dette, tantôt un emprunt. Mais comme cet emprunt est assorti d’un intérêt , et même d’un intérêt composé, il en résulte que ce sont les citoyens qui enrichissent les banquiers à leur verser annuellement un tribut sous la forme d’une proportion de leurs impôts , appelée intérêt de la dette , en réalité, prix d’achat par le peuple de l’argent qu’impriment gratuitement ses banquiers. Le profit annuel est phénoménal et se chiffre en milliards.C’est ce système-là qui révoltait Ezra Pound et qu’il appelait la » financiarisation usuraire de l’économie américaine « .B – Mais le deuxième étage de l’escroquerie est encore plus extraordinaire . Le numéraire que les banquiers « prêtent » n’existe nulle part : il s’agit d’une simple ligne d’écriture quand la monnaie est dite fiduciaire, et de quelques piles de papier imprimé quand il s’agit de dollars matérialisés. La FED vend un bien qu’elle ne possède pas, puisqu’aucun argent réel n’a été prêté . Le dollar est donc un simple titre de paiement des banquiers privés de la Réserve Fédérale.Le plus pervers et le plus paradoxal de cette situation, est que, depuis que ce titre de paiment n’est plus relié à la valeur des réserves d’or – depuis le 15 août 1971 – son statut de monnaie n’est nullement fourni par des garanties qu’offrirait l’émetteur – la Fed – mais uniquement par le prestige de l’emprunteur – le gouvernement américain.Les banquiers ont donc besoin du prestige de l’Etat pour asseoir la crédibilité de leur monnaie . C’est pourquoi , étant en compte à demi avec lui, ils ferment les yeux sur l’augmentation exponentielle de son endettement et soutiennent le gouvernement en lui apportant les liasses nécessaires au financement des guerres et à l’entretien du millier de garnisons éparpillées sur tout le globe terrestre .Quant à l’Etat , ayant réussi à imposer le dollar comme monnaie de réserve et comme monnaie obligatoire pour l’achat et la vente de pétrole, il ne s’inquiète pas vraiment du montant du déficit financé par la planche à billets. On avance le chiffre de 44 000 milliards, mais c’est probablement davantage. Grâce au privilège accordé au dollar « le reste du monde » s’appauvrit, puisqu’il voit régulièrement diminuer la valeur des dollars qu’il possède comme monnaie de réserve et dans le même temps, il subventionne l’économie américaine.C’est donc la puissance politique et militaire de l’Etat qui constitue le gage de la crédibilité de la monnaie des banquiers. Conclusion : le dollar, monnaie privée des banquiers, est une monnaie politique gagée sur le zéphyr de la confiance que le monde accorde à l’emprunteur .Voyage circummonétaire à la recherche du Roi-Dollar et découverte de la caverne d’Ali-Baba, 6 ème escaleC – L’apparent rééquilibrage des rapports de force entre les deux partenaires – l’Etat américain et les banquiers dans un marché qui semble gagnant-gagnant – ne doit pas cacher que le troisième étage de la fusée de l’escroquerie monétaire mondiale est celui qui permet aux financiers de rafler seuls la mise.Si, à l’origine, le titre de paiement émis par les banquiers est une simple variante d’une fausse monnaie ou d’un argent sale , le paiement des intérêts qui alimente automatiquement, en retour, le flot ininterrompu des bénéfices que produit l’argent gratuitement fabriqué devient miraculeusement virginal après son détour dans l’économie réelle. Il est du bon et honnête argent, de l’argent réel, l’argent des impôts, donc le fruit du travail des citoyens. En conséquence, ce sont les citoyens qui entretiennent les banquiers.Les alchimistes du Moyen-Age avaient besoin de plomb pour produire de l’or, les alchimistes de la FED sont beaucoup plus forts . Pour produire de la richesse, il leur suffit de pianoter sur le clavier de leurs ordinateurs.Un enrichissement phénoménal des banquiers à partir de rien, à partir du néant, en résulte.Il faut reconnaître qu’il s’agit d’un montage particulièrement astucieux et qui méritait bien l’acharnement des chasseurs de canards de l’île Jekyll afin d’en peaufiner le mécanisme . Il a d’ailleurs donné entière satisfaction aux heureux prestidigitateurs qui depuis près d’un siècle plument joyeusement les palmipèdes que sont les citoyens américains, ainsi que nous tous, les citoyens du monde entier. Ils plument aussi les pays pauvres grâce à l’exportation de ce mécanisme et à son application au FMI (Fonds Monétaire International) , à la Banque mondiale et à tous les mécanismes bancaires censés « aider » les pays émergents, alors qu’en réalité, ils les ruinent .Voir: - Premiers pas sur les traces du Roi-Dollar
- Voyage circummonétaire à la recherche du Roi-Dollar et découverte de la caverne d’Ali-BabaD’ailleurs ce mécanisme est si mirobolant qu’il a été imité non seulement par les autres banques centrales, mais par les banques privées du monde entier. C’est le système bancaire tout entier qui fonctionne comme une gigantesque pompe à finances aspirante, parasitaire de l’économie réelle, structurellement génératrice d’inflation et d’appauvrissement des sociétés civiles, mais pourvoyeuse de vertigineuses richesses au profit des banquiers . De plus, il contraint les sociétés à une éreintante course à la croissance afin de pouvoir au moins compenser le montant du tribut payé aux financiers.On comprend mieux d’où viennent les sommes faramineuses qui sont échangées dans LE CASINOmonétaire dont la « légère » perte de cinq millards d’euros de la Société Générale ne donne qu’une faible idée.
Cette gravure figure dans l’excellent site, les Manants du roi: http://www.lesmanantsduroi.comLes cent, les mille, les dix mille mains des banquiers auront-elles la force de triompher, une fois de plus , du principe de réalité? La démesure du CASINOboursier mondial vient de montrer ses limites. Des optimistes invétérés pensent que « le gros de la crise est passé » pendant que les pessimistes attendent l’apocalypse. Mais tout joueur drogué finit par être rejoint un jour ou l’autre par la réalité et la montagne des dettes accumulées par l’Etat américain, par les banques et par les particuliers ne pourra, telle l’échelle de Jacob, monter jusqu’au ciel.
Le destin du système monétaire fondé sur la dette et la cupidité des banquiers est écrit .Le naufrage du Titanic*1 – Les Hécatonchires étaient les fils d’ Ouranos et de Gaïa, c’étaient des géants à cent bras et cinquante têtes. V. Hugo a utilisé ce mot dans plusieurs œuvres : » Rome a beaucoup de bras. C’est l’antique hécatonchire. On a cru cette bête fabuleuse jusqu’au jour où la pieuvre est apparue dans l’océan et la papauté dans le moyen âge. » (in Actes et paroles) . Le mot se trouve également dans son William Shakespeare et dans divers poèmes.2 – « In the autumn of 1910, six men went out to shoot ducks, Aldrich, his secretary Shelton, Andrews, Davison, Vanderlip and Warburg. Reporters were waiting at the Brunswick (Georgia) station. Mr. Davison went out and talked to them. The reporters dispersed and the secret of the strange journey was not divulged. Mr. Aldrich asked him how he had managed it and he did not volunteer the information. » ( Nathaniel Wright Stephenson, Nelson W. Aldrich, A Leader in American Politics, Scribners, N.Y. 1930, Chap. XXIV « Jekyll Island », cité in Mullins , SECRETS OF THE FEDERAL RESERVE The London Connection )3 – Paul Warburg, believed that every question raised by the group demanded, not merely an answer, but a lecture. He rarely lost an opportunity to give the members a long discourse designed to impress them with the extent of his knowledge of banking. ( cité in Mullins , SECRETS OF THE FEDERAL RESERVE The London Connection )4 – Executive Order 11,110 AMENDMENT OF EXECUTIVE ORDER NO. 10289 AS AMENDED, RELATING TO THE PERFORMANCE OF CERTAIN FUNCTIONS AFFECTING THE DEPARTMENT OF THE TREASURYBy virtue of the authority vested in me by section 301 of title 3 of the United States Code, it is ordered as follows: Section 1. Executive Order No. 10289 of September 19, 1951, as amended, is hereby further amended- a. By adding at the end of paragraph 1 thereof the following subparagraph (j): (j) The authority vested in the President by paragraph (b) of section 43 of the Act of May 12,1933, as amended (31 U.S.C.821(b)), to issue silver certificates against any silver bullion, silver, or standard silver dollars in the Treasury not then held for redemption of any outstanding silver certificates, to prescribe the denomination of such silver certificates, and to coin standard silver dollars and subsidiary silver currency for their redemption and — b. Byrevoking subparagraphs (b) and (c) of paragraph 2 thereof. Sec. 2. The amendments made by this Order shall not affect any act done, or any right accruing or accrued or any suit or proceeding had or commenced in any civil or criminal cause prior to the date of this Order but all such liabilities shall continue and may be enforced as if said amendments had not been made.5 – It is interesting to note how many assassinations of Presidents of the United States follow their concern with the issuing of public currency; Lincoln with his Greenback, non-interest-bearing notes, and Garfield, making a pronouncement on currency problems just before he was assassinated. (Cité par Mullins)6 – « The results of the conference were entirely confidential. Even the fact there had been a meeting was not permitted to become public. » He adds in a footnote, « Though eighteen [sic] years have since gone by, I do not feel free to give a description of this most interesting conference concerning which Senator Aldrich pledged all participants to secrecy. » (Paul Warburg, The Federal Reserve System, Its Origin and Growth, Volume I, p. 58, Macmillan, New York, 1930 p.60)7 – Tableau des familles propriétaires de la FED , Voir :OWNERSHIP OF THE FEDERAL RESERVE http://land.netonecom.net/tlp/ref/federal_reserve.shtml8 – Pourquoi la Banque nationale suisse vend-elle tant d’or? par Werner Wüthrich, Zurich, http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=787Note: Une traduction est aujourd’hui disponible . Voici comment comment l’ouvrage est présenté dans le site Questions critiquesdirigé par M. Jean-François Goulon: LES SECRETS DE LA RÉSERVE FÉDÉRALE Le célèbre ouvrage d’Eustace Mullins enfin traduit en français et en vente sur internet. Préface : Michel Drac ; traduction : Jean-François Goulon ; éditeur : Le retour aux sourcesJe connais d’autant mieux cette édition que j’en ai corrigé ligne par ligne la syntaxe et la grammaire. M. Goulon qui m’envoyait son projet chapitre par chapitre a, semble-t-il « oublié » de le mentionner… J’avais essayé d’atténuer autant que possible la gaucherie du style bien connu des traductions automatiques, mais en réalité, il aurait fallu réécrire l’ensemble en bon français.Le 23 janvier 2013
La créature de Jekyll Island - Création de la FED
La créature de Jekyll Island:
Tout sur l’histoire des banques

Edward Griffin
La Fed
Griffin explique que la Réserve fédérale a été créée en 1910 sur Jekyll Island dans un club très privé de milliardaires. Il affirme qu'elle est incapable d'accomplir les objectifs qu'elle se fixe elle-même, elle est un cartel de plusieurs banques privées travaillant contre l'intérêt public, elle est l'instrument suprême de l'usure, elle génère les taxes et impôts les plus injustes, elle encourage la guerre et déstabilise l'économie1.
Parmi les sept personnes présentes sur l'île pour fonder la Réserve, Griffin cite Nelson Wilmarth Aldrich chef de la commission monétaire du Congrès et associé de John Pierpont Morgan ainsi que beau-père de John D. Rockefeller, Abraham Piat Andrews, assistant du secrétaire au Trésor, Frank A. Vanderlip président de la National City Bank of New Yorkreprésentant les intérêts des Rockefeller et de la Kuhn, Loeb & Co, Henry Davison, senior partner de la J.P. Morgan & Co., Charles D. Norton président de la First National Bank of New York, Benjamin Strong, tête de la JP Morgan's Banker's Trust Company et qui deviendra 3 ans plus tard en 1913 le premier président de la Fed et finalement Paul Warburg représentant partenaire d'affaires de la Kuhn, Loeb & Co, représentant les intérêts des Rothschild de France et de Grande-Bretagne et conservant des liens étroits avec son frère Max Warburg gérant le consortium bancaire Warburg d'Allemagne et de Hollande2.
Lorsque le système de la fédérale réserve a été accepté aux États-Unis, des années après le vote de la Federal Reserve Act, les participants à cette réunion sur l'île Jekyll en 1910 ont écrit des livres et des articles. Chacun voulait tirer parti de ce qu'il avait fait. C'est la raison pour laquelle nous savons maintenant tous les détails. Ce qui est intéressant au sujet de la Federal Reserve Act, c'est que cette loi était supposée casser le cartel des banques. En fait, la loi a été écrite par les membres de ce cartel.


Dans le livre La créature de l’île Jekyll, l’auteur, Edward Griffin, explique comment se servir du
pouvoir et de l’argent pour contrôler les groupes et les institutions, en achetant l’autorité et
l’emprise des gens qui les dominent. Ce procédé consiste à corrompre des politiciens, des partis
politiques, des réseaux de télévision, des réseaux câblés, des journaux, des magazines, des agences
de publicité, des agences de presse, des studios cinématographiques, des universités, des syndicats
de travailleurs, des organismes religieux, des associations commerciales, des institutions à but non
lucratif, des sociétés multinationales, des mouvements de scoutisme pour garçons et filles et ainsi de
suite. En fait, n’importe quel groupe qui exerce une influence constitue une cible parfaite pour
accroître ce contrôle. Les acquéreurs dont il est question dans cette leçon, ont beaucoup d’argent
pour se procurer ce contrôle.
AVERTISSEMENT !
Vous êtes sur le point d’entrer dans une zone de réalité… Un endroit où la vérité est plus étrange que
la fiction, où la connaissance est profonde, où les mythes sont détruits et les déceptions étalées au
grand jour. En ces lieux, vous découvrirez les vraies leçons d’histoire. En ces lieux, de vraies aventures
de la vie vous dévoileront la nature cachée de l’homme. Si vous poursuivez votre écoute, vous ne
pourrez plus jamais retourner dans la zone floue d’où vous venez.
Bienvenue dans la zone de réalité. Je m’appelle Ed Griffin et j’ai écrit un livre intitulé La créature de
l’île Jekyll, un second regard sur la Réserve fédérale. À la fin du manuel, j’encourage mes lecteurs à se
joindre à moi pour détruire la Réserve fédérale, ce « monstre » du gouvernement américain. Je leur
donne également les outils dont ils peuvent se servir pour y parvenir. À mon plus grand étonnement
et plaisir, des milliers de lecteurs m’ont écrit pour joindre les rangs de ma croisade. Très embarrassé
de ne pas posséder du matériel imprimé en quantité suffisante pour le leur expédier, le 18 novembre
1994, j’ai décidé d’enregistrer ce message.
Transportons-nous au premier siècle, dans un minuscule royaume appelé Fryggia, où un philosophe
du nom d’Ethectate a déclaré qu’il existait quatre types d’apparences : les choses paraissent telles
qu’elles sont ; elles ne paraissent pas telles qu’elles sont ; les choses sont ce qu’elles sont sans le
paraître ; elles ne sont pas ce qu’elles sont et paraissent l’être. Cet homme aurait pu donner des
cours bancaires et d’économie dans l’une de nos universités. Cela ne ressemble-t-il pas aux
2
explications que l’on obtient en lisant les relevés de la Réserve fédérale ? Ethectate s’est servi d’un
concept relativement simple et pourtant, lorsqu’il eut terminé son explication, personne ne
comprenait toujours pas de quoi il parlait. Voilà ce à quoi nous devons faire face avec les experts de
nos jours. Il cherchait seulement à dire que les apparences peuvent parfois être décevantes. Il nous a
tout de même donné un chemin à suivre, un thème.
S’il existe quelque chose de décevant dans le monde, c’est bien le système de la Réserve fédérale. On
peut le considérer comme le 4e type d’apparence qu’Ethectate décrivait comme suit : il n’est pas ce
qu’il est et paraît l’être. Ma présentation portera sur ce thème.
La création du système de la Réserve fédérale
(la Fed)…
Le titre du livre, La créature de l’île Jekyll, un second regard sur la Réserve fédérale, en dit très long
sur le contenu ma présentation. L’île Jekyll existe vraiment. Elle se situe au large de la côte de
Géorgie. Le système de la Réserve fédérale fut conçu sur cette île, en 1910, lors d’une réunion ultra
secrète. Lorsque l’on opère en secret, cela signifie habituellement que l’on cache quelque chose.
Tout ce dont je vous entretiendrai fut mis par écrit. En 1910, un petit groupe de millionnaires de New
York, dont J. P. Morgan, William Rockefeller et leurs associés, possédait l’île Jekyll en totalité. Leurs
familles venaient y passer les mois d’hiver. L’île servait de lieu de vacances et on l’appelait le Club de
l’île Jekyll. Depuis, l’état de la Géorgie a acheté l’île. On y retrouve un pavillon où se trouve une pièce
spéciale. Sur la plaque de laiton fixée à la porte de cette salle, on peut lire : le système de la Réserve
fédérale fut créé dans cette pièce. On peut accéder à ces informations dans les bibliothèques.
En novembre 1910, le sénateur Nelson Aldrich envoya son train privé à une station de chemin de fer
du New Jersey, tard le soir. Le train était prêt à le recevoir ainsi que six autres hommes qui venaient à
la condition ultime de n’en souffler mot à personne. On leur avait demandé, par exemple, de se
présenter à un moment précis et de ne pas souper ensemble le soir de leur départ. S’il advenait qu’ils
arrivent au même moment, ils devaient prétendre qu’ils ne se connaissaient pas. Étant donné qu’ils
étaient des hommes bien connus, on leur avait dit d’éviter les journalistes. L’un d’entre eux a même
traîné un fusil de chasse pour prétendre qu’il allait en voyage de chasse aux canards si on lui
demandait. Nous apprîmes plus tard à travers sa biographie qu’il n’avait jamais possédé d’armes à
feu de sa vie. Il l’avait emprunté pour l’occasion. À bord du wagon, ils avaient reçu l'ordre de ne
s’adresser l’un à l’autre que par leur prénom. Deux d’entre eux ont même utilisé des noms de code.
La raison en était fort simple : le personnel de service à bord du train ne devait pas savoir qui ils
étaient.
Le train privé voyagea pendant deux nuits et une journée, c’est-à-dire un voyage de mille milles,
jusqu’à ce qu’il arrive à une voie d’évitement située à Brunswick, Géorgie. À partir de là, ils prirent un
traversier jusqu’à l’île Jekyll. Pendant neuf jours, ils sont restés assis autour de la table du pavillon et
ont éclairci tous les détails importants de ce qui allait devenir le système de la Réserve fédérale.
Lorsqu’ils eurent terminé, ils retournèrent à New York et nièrent la tenue d’une telle réunion
pendant un certain nombre d’années. Ce n’est que lorsque le système de la Réserve fédérale fut
fermement établi qu’ils commencèrent à parler ouvertement de ce qu’ils avaient fait. Plusieurs
d’entre eux rédigèrent des livres et des articles de revues sur le sujet. Il nous est maintenant possible
d’en apprendre davantage sur ce qui s’est passé.
Qui étaient ces hommes ? Le sénateur Nelson Aldrich, chef de file républicain du Sénat (membre de
la Commission monétaire nationale – ce comité spécial du Congrès, créé dans le but d’émettre des
recommandations relatives à la réforme législative des opérations bancaires d’Amérique). Même à
cette époque, les Américains s’inquiétaient de laisser tout le pouvoir financier entre les mains d’un
petit groupe de banques et de sociétés de placement new-yorkaises. Ils l’appelaient la Fiducie
monétaire (le Money Trust). Les citoyens voulaient mettre un terme à l’empire de cette dernière.
Plusieurs politiciens ont été élus grâce à leur promesse d’aider à réaliser ce projet. D’ailleurs, l’un des
objectifs de la Commission monétaire du sénateur Aldrich visait exactement à accomplir cela.
Toutefois, le sénateur entretenait une relation commerciale avec l’homme d’affaires J. P. Morgan. Ce
dernier était le beau-père de John D. Rockefeller fils et devint par conséquent, le grand-père de
Nelson Rockefeller, un ancien vice-président des États-Unis.
Le deuxième homme présent à la réunion se nommait Abraham Piat Andrews, le secrétaire-assistant
du Trésor américain. Plus tard, il devint un membre du Congrès et fut, tout au long de sa carrière, un
homme très influent au niveau des milieux bancaires. Le troisième homme s’appelait Frank
Vanderlip, le président de la National Bank de New York, la plus grande et la plus puissante banque
d’Amérique. Il représentait les intérêts financiers de William Rockefeller et de la société
d’investissement internationale Kuhn, Loeb and Company. Henry Davison, l’associé principal de la J.
P. Morgan Company, était présent. Charles Norton, le président de la First National Bank de New
York, participait à cette réunion. Benjamin Strong, le directeur général de la J. P. Morgan’s Bankers
Trust Company, y assistait également. Il en devint d’ailleurs le P.D.G., trois ans plus tard, suite à
l’adoption de la Loi sur la Réserve fédérale. Enfin, Paul Warburg prenait lui aussi part à la réunion . Il
était probablement l’homme le plus important en ces lieux grâce à ses connaissances bancaires
européennes. Allemand de souche, il se fit éventuellement naturaliser citoyen américain. En plus
d’être un partenaire de la Coon, Loeb and Company,il représentait également la dynastie bancaire
Rothschild en Angleterre et en France. De plus, il entretenait des liens étroits avec son frère Max, le
directeur en chef du consortium bancaire Warburg en Allemagne et aux Pays-Bas. Paul Warburg était
l’un des hommes les plus riches du monde. Ces sept hommes qui se trouvaient sur l’île Jekyll,
représentaient à eux seuls en ce temps, directement et indirectement, approximativement un quart
de la richesse planétaire globale.
Voici comment tout cela s’est vraiment déroulé. Frank Vanderlip affirma dans un article du Saturday
Evening Post du 9 février 1935 : « Je ne crois pas exagérer en considérant notre expédition secrète
sur l’île Jekyll comme une occasion en or de créer ce qui devint éventuellement le système de la
Réserve fédérale, et ce, même si le mot d’ordre voulait que l’on garde ce fait le plus secret possible.
Une fois installés à l’intérieur du train, nous avons commencé à respecter l’interdiction d’utiliser nos
noms de famille respectifs. Nous nous adressions l’un envers l’autre en tant que Ben, Paul, Nelson et
Abe. Davison et moi avions même poussé la mascarade jusqu’à abandonner nos prénoms. Davison
prit le nom de Wilbur et j’empruntai le nom d’Orville, en l’honneur des deux frères Wright, les
pionniers de l’aviation. Il se peut que les serviteurs et les employés du train aient reconnu un ou deux
d’entre nous, mais ils ne nous connaissaient pas tous. Nos noms réunis auraient pu à eux seuls
donner une toute autre portée à notre expédition, tant à Washington, qu’à la Bourse de New York ou
même à Londres. Il ne fallait tout simplement pas que l’on nous découvre. » Pourquoi, demande Ed
Griffin ?
Vanderlip donne une réponse à cette question dans le même article : « Éventer le secret du
rassemblement de notre groupe en particulier et de nos travaux équivalaient à anéantir toutes
chances que le Congrès vote la Loi sur le comportement des banques. » Pourquoi ? Parce que le
but de cette loi consistait à mettre un terme à l’empire de la Fiducie monétaire et croyez-le ou non,
cette loi avait été écrite par les membres mêmes de la Fiducie monétaire. C’est aussi simple que
cela. Si le public avait eu connaissance de cette réunion, le système de la Réserve fédérale n’aurait
jamais vu le jour. Comme si l’on demandait à un renard de construire un poulailler et d’y installer
un système d’alarme ! Cette réunion devait avoir lieu dans le plus grand secret. Ni le grand public,
ni le Congrès ne l’aurait acceptée. En d’autres termes, on créa la Réserve fédérale secrètement
parce qu’elle aurait suscité trop de déception. De plus, d’autres raisons s’ajoutent à cela. Analysons
la composition du groupe.
Ici, nous avons les Morgan, les Rockefeller, les Warburg et ainsi de suite, tous assis à discuter
autour d’une table. Il se peut que vous vous demandiez ce qu’il y a de mal à cela. Eh bien ! Ce qui
ne va pas, c’est que tous ces gens étaient des compétiteurs, des géants de la finance mondiale qui
se battaient non seulement à New York, mais également à Londres ou à Paris, entre autre. Les
livres d’histoire décrivent cette époque américaine comme l’aube de la période du cartel. Une
transition idéologique majeure s'opérait en affaires. Les grandes entreprises avaient pris de
l’extension au niveau de leur pouvoir d’action et de leur prospérité grâce à la concurrence permise
par la libre entreprise. Cet état de fait conféra une supériorité aux États-Unis et lui permit de
surpasser l’ordre mondiale suranné. À partir de cet instant, les grandes entreprises transformèrent
leur idéologie en monopole et évitèrent ainsi la concurrence. Pour reprendre les paroles de John D.
Rockefeller père : « La concurrence est un péché. » Les dirigeants de ces entreprises consacrèrent
leur vie à l’élimination de la concurrence, quel qu’en soit le prix. S’ils n’y parvenaient pas, ils
l’achetaient ou, dans la mesure du possible, s’y associaient en un monopole partagé. C’est ce qu’on
appelle un cartel.
Cette transition se produisit à cette période de l’histoire. Pendant les quinze années qui ont précédé
le rassemblement sur l’île Jekyll, les groupes financiers de toutes les industries s’étaient
progressivement associés en joint-ventures au lieu de concurrencer l’un contre l’autre. Ils s’étaient
rendu compte que cela fonctionnait et l’ont apprécié.
Nous étudierons maintenant la deuxième ahurissante réalisation au sujet de la Réserve fédérale.
Nous verrons d’ailleurs qu’il ne s’agit aucunement d’une organisation gouvernementale. Il s’agit
d’un cartel ! Ils ont créé un cartel bancaire et l’ont rendu légal, conformément à la loi . Personne
n’apprendra cela à l’école. Un troisième élément s’ajoute à cette histoire : ce cartel s’est associé au
gouvernement.
Lorsque l’on forme un partenariat, toutes les parties doivent profiter de certains avantages. Qu’estce
que le gouvernement gagne avec tout cela ? Examinons ensemble par quel mécanisme le
gouvernement fédéral crée l’argent. Comment est-ce que l’argent voit le jour ? Nous devrions le
demander au magicien Mandragore. Il pourrait créer quelque chose à partir de rien, puis le faire
disparaître par la suite. N’essayez pas de comprendre. Voici comment cela se passe et je vous le
présenterai le plus simplement possible.
De l’argent créé comme par magie…
Le Congrès a besoin d’argent et en quantité beaucoup plus importante que ce qu’il perçoit en
impôts. Les impôts représentent une fraction de ce que le Congrès requiert pour fonctionner.
Comment peut-il dépenser plus que ce qu’il touche en impôt ? Étudions son mode de
fonctionnement… Supposons que le Congrès a besoin d’un milliard de dollars pour payer les
dépenses du jour. Il s’adresse alors au Trésor et le trésorier-payeur général lui répond : « Vous devez
blaguer ! Nous n’avons aucun argent disponible. Vous l’avez dépensé en entier durant les mois de
février et mars. Tout ce que nous avons perçu en impôt est parti en fumée. » Le Congrès affirme qu’il
le sait. Ils en arrivent à la conclusion qu’ils auraient dû puiser l’argent dans les fonds publics. Puis, le
Congrès passe par l’imprimerie non pas pour faire imprimer de l’argent, mais plutôt des certificats.
De beaux billets où apparaissent, dans la partie supérieure, un aigle et la mention : Bon du Trésor des
États-Unis (billet ou promesse, suivant la date d’échéance). En fait, ce sont des reconnaissances de
dettes et le Congrès espère qu’elles inciteront les gens à emprunter au gouvernement en retour.
Plusieurs personnes le font parce qu’elles ont entendu dire qu’il s’agit de l’un des meilleurs
investissements à faire. Gardez toujours ceci à l’esprit : le gouvernement vous fait croire que vous
investissez, mais en réalité, vous lui prêtez de l’argent lorsque vous achetez ses valeurs. Il affirme
qu’il s’agit du meilleur investissement possible parce qu’il est avalisé par la confiance et le crédit du
gouvernement des États-Unis. Cela signifie que le gouvernement s’engage solennellement à vous
rendre votre argent avec des intérêts, même s’il doit vous prendre tout ce que vous possédez en
impôt pour y arriver.
Puis, les représentants du Congrès et du Trésor se rendent ensemble jusqu’à l’immeuble de la
Réserve fédérale. La Fed les attendait. Elle rédige immédiatement un chèque d’un milliard de dollars
au Trésor des États-Unis. Qui a payé ce milliard de dollars ? La réponse : il n’existe pas. Il n’y a même
pas de compte de chèques, seulement un livret. De l’argent instantané. Vous et moi irions en prison
en agissant ainsi. Cependant, ils peuvent le faire parce que le Congrès le leur demande. Le
gouvernement est impliqué dans ce partenariat pour cette même raison. Le gouvernement peut
ainsi accéder instantanément au montant d’argent qu’il désire et au moment qu’il le souhaite, sans
avoir besoin de demander l’approbation des contribuables sous forme d’impôt direct. Si le
gouvernement s’adressait aux contribuables en disant qu’il avait besoin de l’argent et que pour se
faire, il devait augmenter leurs impôts de 3 000 $, ces derniers ne voteraient plus pour lui aux
prochaines élections. Le gouvernement aime se servir du mécanisme de Mandragore parce qu’il
peut ainsi obtenir de l’argent immédiatement sans que personne ne le sache. Le gouvernement fait
partie de ce partenariat pour cette raison. Toutefois, on peut se demander pourquoi le cartel
bancaire y participe également.
Le cartel bancaire est impliqué dans ce partenariat parce que le trésorier-payeur général prendra le
chèque d’un milliard de dollars et le déposera dans le compte de chèques du gouvernement qui se
trouve à la Réserve fédérale. À ce moment, l’ordinateur indiquera que le compte du gouvernement
contient un milliard de dollars instantané. Cela signifie qu’à partir de cet instant, le gouvernement
peut émettre des chèques gouvernementaux d’un montant égal. Prenez l’exemple d’un chèque de
100 $ libellé au nom d’un employé des postes. Cette personne ne croirait pas que cet argent
n’existait pas deux jours plus tôt. D’ailleurs, elle ne s’en soucierait pas puisqu’elle peut le dépenser.
L’argent se trouve maintenant ailleurs qu’à la Fed ou qu’entre les mains des partenaires du
gouvernement, c’est-à-dire du côté bancaire commercial. Le banquier se dirige alors vers la fenêtre
des prêts et annonce : « Puis-je avoir votre attention s.v.p. ? Nous avons de l’argent à prêter. »
Maintenant, tout le monde est heureux et pourtant, chacun d’entre eux ressent de l’inquiétude face
au maigre montant de 100 $. Alors, le banquier les rassure en disant de ne pas s’inquiéter parce qu’il
peut leur prêter 900 $. Comment est-ce possible ? Comment est-ce que les banques peuvent prêter
un montant de 900 $ alors que la somme déposée n’était que de 100 $ ? Voici la réponse :
Le système de la Réserve fédérale exige aux banques de garder en réserve au moins 10 % des dépôts
effectués. Elles doivent conserver 10 $ par tranche de 100 $ et prêter la différence, soit 90 $. Puis,
dès qu’un citoyen emprunte ce 90 $ et le dépose dans son compte de chèques, le même cercle
vicieux recommence et ainsi de suite. D’où venait tout cet argent ?
La réponse est la même : l’argent n’existait pas. Il est apparu au moment précis où quelqu’un fit
l’emprunt. Rappelez-vous. L’argent créé à partir de rien et remis au gouvernement, a été dépensé
par ce dernier pour réaliser ses projets. D’autre part, les banques n’ont pas dépensé l’argent créé à
partir de rien pour elles, elles nous l’ont plutôt prêté afin que nous réalisions nos projets. Toutefois,
elles perçoivent de l’intérêt sur ces prêts qui, en fin de compte, n’existe pas. Tous les citoyens
aimeraient posséder un livret de chèques magiques comme celui là et percevoir de l’intérêt sur les
prêts ! C’est la raison pour laquelle le cartel bancaire est partenaire dans cette affaire. Tout cela est
légal. On charge de l’intérêt sur rien. Cependant, le processus ne s’arrête pas là.
Quelles en sont les conséquences ? Cet argent créé à partir de rien se retrouve dans le système
économique et ces nouveaux dollars diminuent la valeur de ceux qui y circulent déjà. On peut
comparer ce phénomène au principe de délaiement de la soupe. Lorsqu’une soupe est trop épaisse,
on y ajoute de l’eau pour la diluer. Les prix commencent alors à augmenter et l’inflation s’abat sur
l’économie. En fait, contre toute apparence, on a l’impression que les prix augmentent. Et le mot
apparence est juste. En théorie, les prix n’augmentent pas. En réalité, la valeur des dollars diminue.
Si l’argent des Américains valait le prix de l’or, de l’argent ou d’un tout autre effet de commerce
tangible et qu’il n’était pas créé à partir de rien, les prix resteraient fixes. Si nous avions vécu dans
la Rome antique, nous aurions pu acheter, avec une pièce d’or d’une once, les vêtements de base
(toge, sandales, et ainsi de suite). Que pouvons-nous acheter aujourd’hui avec cette même pièce
d’or ? Il nous est possible d’entrer dans n’importe quelle mercerie pour homme et d’acheter un
complet de bonne qualité, des souliers, une ceinture faite à la main et ainsi de suite. Le prix réel de
ces articles s’est maintenu depuis des milliers d’années, lorsque l’on en parle en terme d’argent
réel. Les billets de la Réserve fédérale nous permettent d’acheter de moins en moins d’articles
parce qu’il y en a de plus en plus en circulation.
Nous avons perdu notre pouvoir d’achat. Qui est-ce qui le détient maintenant ? Ceux-là même qui se
trouvaient à l’autre extrémité du tuyau, c’est-à-dire le gouvernement (un milliard de dollars), puis
ceux qui travaillent pour lui comme les entrepreneurs et les autres. Et qui dispose de l’argent qui
provient des banques ? D’abord, les banques puis les emprunteurs ? Non ! Parce que l’argent que
vous avez emprunté aux banques, vous devez le leur rembourser en plus des intérêts. La banque
s’empare de vos gains. Depuis la création de la Réserve fédérale, nous vivons dans un cycle
économique en dents de scie. Si vous ne pouvez effectuer vos paiements, les banques vous prennent
tout. C’est ce qui avait été prévu. Ceux qui profitent de votre perte et qui achètent le pouvoir sont
le gouvernement et les cartels bancaires.
Pour résumer la situation, voici la vérité au sujet de l’argent : soulignons et comprenons d’abord
l’importance de certaines réalités fondamentales de notre système bancaire et monétaire. Tout
l’argent que les banques émettent et font circuler est produit sous forme de prêt. Cet argent
comporte donc un coût, c’est-à-dire de l’intérêt. Lorsque les gouvernements permettent aux
banques d’émettre la masse monétaire d’un pays, ils doivent percevoir des taxes afin que les
banques puissent récolter de l’intérêt sur l’argent qu’elles ont créé. Cela dévalorise
automatiquement les citoyens puisque les banques ne créent jamais d’argent pour payer l’intérêt
imposé par l’utilisation de leur argent, mais seulement le principal. En conséquence, pour acquitter
l’intérêt, on puise inévitablement dans l’actif du pays et des citoyens par des mécanismes tels que la
création de dettes, les faillites et les forclusions. On prélève, de surcroît, des taxes à la source pour
accélérer le processus. Une société qui admet et qui accepte que l’on utilise l’argent des banques
plutôt que sa propre devise créée librement par elle expose inéluctablement ses citoyens au cycle
économique des dépressions et au désarroi de la population.
Le processus dont il est question est en fait une taxe. Qu’on l’appelle inflation ou autre, cela reste
une taxe. Vous ne pouvez aucunement la contrôler, on vous l'arrache sans exonération, sans
déduction. C’est la taxe la plus directe qui existe, bien plus que les impôts ou les taxes indirectes.
D’ailleurs, elle touche encore plus fortement ceux qui peuvent le moins se permettre de la payer. Par
conséquent, le système de la Réserve fédérale est l’auteur de la taxe la plus injuste qui soit. Cette
taxe s’abat sur les gens qui gagnent un salaire fixe, les gens à la retraite ou quiconque a réussi à
épargner de l’argent. Elle les assaille encore plus durement que ceux qui empruntent. Si vous ne
deviez vous souvenir que d’un seul détail de ce cours, veuillez s’il vous plaît vous rappeler de celui ci
: l’inflation et la taxe ne font qu’un ! Voilà pourquoi ces deux groupes font partie du partenariat.
Du côté gouvernemental, ils peuvent taxer les citoyens de n’importe quelle façon et à n’importe quel
coût, sans que ceux-ci en aient la moindre idée. Du côté bancaire, ils peuvent percevoir des intérêts
sur rien en perpétuité. Retournons à l’île Jekyll. L’idée a germé en ces lieux.
Un jeu de mot trompeur…
Ce modèle de partenariat fut conçu en Europe, au 16e siècle. On l’expérimenta et le perfectionna
éventuellement avec la formation de la Banque d’Angleterre en 1694. À partir de cette date, tous les
gouvernements européens ont utilisé ce mode de fonctionnement. Bien entendu, ils ne l’ont pas
appelé le mécanisme de Mandragore, mais plutôt la Banque centrale. Amener ce mode procédé en
Amérique exigeait qu’on le nomme différemment. Alors, après un long débat, ses créateurs, qui
commencèrent par lui trouver le nom « Fédérale », parce que cela évoquait une opération
gouvernementale, optèrent ensuite pour le mot « Réserve » afin que l’on croie à l’existence de
réserves en un certain endroit. Enfin, ils ajoutèrent le mot « Système » parce qu’il semblait beaucoup
plus important qu’il n’en ait l’air aujourd’hui. Souvenez-vous de la première concentration newyorkaise
du pouvoir – ils devaient convaincre les Américains qu’ils créaient un système réunissant
plusieurs banques et non une seule. Construire d’énormes édifices bancaires à travers le pays. Nous
savons maintenant que ce que nous avons obtenu n’a rien de fédéral, que les réserves n’existent pas,
qu’en réalité, le système ne répartit pas ses pouvoirs et que les Réserves fédérales ne sont pas des
banques.
Ils ont monté cette brillante déception de toute pièce puis l’ont vendue aux Américains. La première
ébauche du projet de loi sur la Réserve fédérale s’appelait la Loi Aldrich (the Aldridge Bill) parce que
le sénateur Aldrich lui accordait son appui. Paul Warburg lui déconseilla toutefois d’agir ainsi parce
qu’à son avis, le Congrès voterait contre ce projet de loi étant donné qu’on identifiait trop souvent
Aldrich à des grandes entreprises. Toutefois, l’ego du sénateur Aldrich était tellement gonflé qu’il
présenta tout de même le projet de loi Aldrich au Congrès. Warburg avait raison. Le Congrès refusa
de l’accepter. Ce fut un contretemps mineur. Ils retirèrent alors le nom d’Aldrich du projet de loi et
trouvèrent quelques démocrates millionnaires (le parti ami des petits contribuables) afin que ceux-ci
y apportent leur appui. Ces hommes s’appelaient Carter Glass, de la Chambre des représentants, et
le sénateur Owen, un banquier lui-même très respecté au sein du Sénat. Puis, on changea le nom du
projet de loi pour le Glass-Owen (the Glass-Owen Bill). Aldrich et Vanderlip commencèrent alors à
répondre à des entrevues pour condamner le projet de loi… qu’ils avaient eux-mêmes écrit. Ils
affirmaient que ce système ruinerait les banques et la nation. Le grand public se dit alors : « si les
grands banquiers ne sont pas en faveur de ce projet de loi, il doit alors s’agir d’un très bon
système. » Une grande déception planifiée ! Il va sans dire que l’on comprenait parfaitement le
fonctionnement de la psychologie de masse. Pendant ce temps, les mêmes individus finançaient
secrètement des messages pour louanger le nouveau projet de loi sur la Réserve fédérale. Ils
donnèrent de l’argent aux universités. Ils établirent de nouveaux départements d’économie. Ils
sélectionnèrent les professeurs et les directeurs des ces départements parmi leurs gens. Ces
professeurs commencèrent à vanter les mérites de ce nouveau et merveilleux système. Puis, à la
demande de Paul Warburg, ils ajoutèrent quelques excellentes clauses au projet de loi. Cela contraria
ses associés. Warburg leur rappela néanmoins que leur seul objectif visait à l’acceptation de ce projet
de loi. Ils pourraient ensuite rectifier la situation.
Ces nouvelles clauses ajoutées au projet de loi attirèrent l’appui de William Jennings Bryan, l’homme
à la tête du mouvement populiste. Il s’était opposé au projet de loi depuis le début, mais en voyant
les nouvelles clauses, il lui accorda sa faveur. Cet appui ouvra la voie au projet de loi. On a amandé la
Loi sur la Réserve fédérale plus de cent fois depuis son adoption. Chacune des excellentes clauses a
depuis longtemps été éliminée. Par contre, plusieurs autres ont été rajoutées, ce qui a permis
d’augmenter encore davantage les pouvoirs et la portée du système de la Réserve fédérale. La Loi fut
adoptée majoritairement le 22 décembre 1913, avec l’appui du Congrès et du public. La créature
quitta finalement l’île Jekyll pour s’installer dans le district fédéral de Washington.
Les soi-disant objectifs de la Fed…
Reportons maintenant notre attention sur les objectifs du système de la Réserve fédérale. Selon ce
que l’on nous a dit, l’objectif de la Fed consiste à stabiliser l’économie et à arrêter les opérations
bancaires chaotiques. Paul Samuelson rédigea un manuel scolaire sur l’économie très populaire dans
les collèges et universités américaines. Cet ouvrage soutient que la Fed découle de la panique de
1907 avec ses épidémies de faillites bancaires alarmantes. Les États-Unis en avaient assez. Voici ce
qu’apprennent les étudiants et voilà pourquoi ils piquent actuellement notre curiosité. Alan
Greenspan, président de la Réserve fédérale affirme qu’ils font cela pour aider les gens, pour
stabiliser l’économie, afin que le peuple américain n’ait pas à subir une inflation démesurée ! Depuis
sa création, la Réserve fédérale a présidé les Krachs de 1921 et 1929, la Grande dépression de 1929-
1939, les récessions des années 53, 57, 69, 75 et 81 et le lundi noir de 1987, où 22 % des valeurs
totales de la Bourse chutèrent en une journée. Nous savons tous que la dette des entreprises monte
en flèche, que les dettes personnelles s’accroissent démesurément. Les faillites d’entreprises et
personnelles n’ont jamais été si nombreuses. Les banques et les sociétés de crédit immobilier n’ont
jamais essuyé un si grand nombre d’échecs. L’intérêt sur la dette nationale ronge la moitié de nos
dollars imposés. L’industrie lourde est maintenant presque entièrement remplacée par des
compétiteurs outre-mer. Pour la première fois dans l’histoire, nous faisons face à une balance
commerciale internationale déficitaire. Des étrangers possèdent maintenant 75 % du quartier centre
de Los Angeles et des autres régions métropolitaines. Plus de la moitié de la nation est officiellement
en récession. Voici les résultats scolaires obtenus par le système de la Réserve fédérale après 80
années de soit disant stabilisation de notre économie. La Fed n’a pas atteint ses objectifs. Pourquoi ?
Parce qu’à mon avis, ces derniers n’ont jamais été ses buts réels !
Quels sont les véritables objectifs de la Fed ? Quels buts réels un cartel quelconque peut-il viser ?
Tous deux cherchent à accroître les marges bénéficiaires des membres et à stabiliser leur situation
sur le marché. En gardant cela à l’esprit, une image différente s’offre maintenant à nos yeux. Ils
remportent un grand succès. Les banquiers de l’île Jekyll voulaient atteindre trois objectifs :
1. Mettre un terme à l’éparpillement de leur pouvoir pour le concentrer à New York. Ils auraient
plutôt dû faire exactement le contraire. Ils craignaient que des banques dynamiques apparaissent
brusquement à travers tout le pays. Ils désiraient éliminer la concurrence que représentaient les
nouvelles banques en imposant des conditions auxquelles les grandes banques pouvaient répondre
mais non les petites ;
2. Renverser la tendance de ce qu’ils appelaient la formation du capital privé. Ils ne voulaient pas
que les individus dépensent leur propre argent . Ils désiraient que tout le monde aille à la banque
pour se procurer de l’argent. En début de siècle, la formation de capital privé tendait à s’établir et
plus particulièrement en affaire. Les entreprises investissaient certains de leurs profits dans un fonds.
Ce capital prenait de la valeur, puis les dirigeants de ces entreprises utilisaient leur propre argent
pour construire des usines, organiser la recherche et le développement ou pour faire quoique ce soit
d’autre. Les banques n’appréciaient pas cette tendance. Elles voulaient inciter les entreprises à
recommencer à emprunter leur argent. Elles savaient que la seule façon d’y arriver consistait à
baisser les taux d’intérêt. Contrairement à aujourd’hui, il n’existait aucun mécanisme pour
augmenter ou réduire les taux d’intérêt… parce qu’à cette époque, l’argent était avalisé par l’or et
l’argent. On ne peut contrôler ce type d’argent. C’est une question d’offre et de demande. Personne,
individu ou politicien, ne peut le faire. Seuls des millions de citoyens en interaction libre peuvent le
contrôler. Ils savaient que la seule façon dont ils disposaient pour ramener les gens dans les
banques consistait à réduire artificiellement le taux d’intérêt normal. Ils affirmèrent que la nation
requérait une devise flexible…pour répondre aux demandes de l’industrie. Que cela signifie-t-il ? De
l’argent créé à partir de rien. Si vous arrivez à créer cela, vous n’aurez pas à percevoir beaucoup
d’intérêts pour faire des profits. Une devise souple leur permettra de réduire les taux d’intérêt sous
le niveau normal, de réaliser des profits en quantité importante et d’inciter les hommes d’affaires
à revenir aux banques. Le deuxième objectif consistait donc à établir une devise souple.
3. Transférer les pertes inévitables des banques aux contribuables au nom de la protection des
gens. Ceux-ci sont les véritables objectifs de la Réserve fédérale.
Émettons maintenant un autre bulletin scolaire pour savoir à quel point elle les a atteints.
1. Ont-ils réussi à garder le contrôle en ce qui a trait aux grandes banques new-yorkaises ? Oui !
Pendant que nous disposons des grandes banques dans l’ouest et le sud des États-Unis, les
incomparables méga banques de New York se développent dans toutes les grandes villes du monde.
Les grandes banques poursuivent leur domination. Il y a quelques années, William Grider écrivit un
ouvrage très important : Les secrets du temple, publié par Simon et Shuster (une maison d’édition
notoire aux États-Unis). On décrivit le contenu de ce livre comme une attaque incisive envers le
système de la Réserve fédérale. Deux points ressortaient de cet ouvrage. Grider y racontait une
excellente histoire qui ne camouflait aucun détail. Il prouva tout à fait que la Réserve fédérale avait
toujours agit contre l’intérêt public et qu’elle avait été conçue ainsi dès le tout début.Quelles étaient
alors ses solutions ? Abolir la Fed? Non. Rien d’extrême à ce point. Pensait-il à une réforme ? Non
plus. Il y proposait plutôt de se détendre et d’apprendre chemin faisant parce que tout était si
compliqué, mais à la fois sous contrôle. Dans le fond, nous n’avions besoin que d’hommes plus
intelligents, c’est-à-dire d’une opposition contrôlée. Selon lui, cela ne faisait aucune différence
d’être explicite dans notre histoire. Cela ne changerait rien de condamner. Ne pas disposer d’une
solution réaliste revenait à ne pas détenir de solution du tout.
Il ne s’agit pas d’un problème entre républicains et démocrates. Même si les républicains ont promu
la cause de la Fed à un degré supérieur, les membres du parti démocrate ont eux aussi mis la main à
la pâte. On parle alors d’opposition contrôlée. La Réserve fédérale obtient donc un « A » pour avoir
conservé le contrôle à New York.
2. A-t-elle réussi à renverser la tendance à former du capital privé ? Oui ! La réduction des taux
d’intérêt durant certaines périodes allécha les individus et les entreprises à un point tel qu’il eût été
fou de ne pas en tirer profit. Pourquoi économiser votre argent ? C’est stupide ! Alors, ces derniers se
ruèrent dans les banques et empruntèrent considérablement. Puis, l’économie vacilla. Par
conséquent, ils ne purent rembourser leurs dettes et durent déclarer faillite. Présentement, plusieurs
entreprises et individus parviennent tout juste à payer l’intérêt sur leur dette. Plus incroyablement
encore, de nombreuses entreprises remboursent maintenant plus d’intérêt aux banques qu’elles
ne payent de dividendes à leurs actionnaires. Pensez-y. Les banques, qui ont fabriqué l’argent à
partir de rien, gagnent plus d’argent que ceux qui travaillent pour le gagner, l’économiser, le risquer
et l’investir dans le but d’acheter ces entreprises. Une fois encore, la Réserve fédérale obtient un
« A » grâce à sa devise souple. Elle est parvenue à renverser la tendance de la capitalisation privée.
3. Transférer les pertes inévitables des banques aux contribuables au nom de la protection des
gens. Ce petit jeu s’appelle : mettre en liberté provisoire sous caution. Lorsqu’une grande banque se
retrouve dans le pétrin à cause d’une entreprise majeure ou parce qu’un pays du tiers monde
n’arrive plus à payer sa dette, elle se tourne vers le Congrès et lui demande de mettre cette
entreprise ou ce pays en liberté provisoire sous caution. Autrement, cela porterait atteinte aux gens
de l’Amérique. Si l’on accepte la disparition de cette vénérable entreprise, il faudra penser à tous les
gens qui perdront leur emploi et qui se retrouveront sur l’aide sociale. Si le pays ne peut payer, le
gouvernement des États-Unis devrait le faire à sa place parce qu’autrement, la banque de New York
devra considérer son remboursement comme perdu, faire faillite techniquement et fermer ses
portes. Pensez à ces milliers de personnes qui ont placé leur argent dans cette banque et qui risquent
d’en ressentir les effets. Qui sait, peut-être que cette banque entraînera toutes les autres dans son
sillon en un effet de dominos. Une dépression ou une récession pourrait faire souffrir les gens. Le
Congrès vote alors des fonds pour garantir les emprunts ou fait les paiements entièrement. Ce
principe ne s’applique qu’aux grandes banques. Des entreprises majeures telles la Penn Central
Railroad and Lockheed Corporation en 1970, la Commonwealth Bank of Detroit en 1972, la ville de
New York en 1975, la Chrysler Corporation 1978, la First Pennsylvania Bank en 1980, la Continental
Illinois, la plus importante banque à ce jour, en 1982 et de nombreux pays, qui n’arrivaient pas à
effectuer les paiements auparavant, les font maintenant grâce à l’argent prêté par le Fonds
monétaire international et la World Bank. Ces derniers ont obtenu cet argent de la Réserve fédérale
qui l’a, elle, obtenu de vous et moi à travers le mécanisme de Mandragore.
Comme dernier sujet de ce chapitre, nous aborderons le thème de l’usure. Qu’est-ce que l’usure ?
Un intérêt de taux excessif. Autrefois (au temps biblique), on définissait usure en tant qu’intérêt sur
un prêt. Aujourd’hui, cela signifie intérêt excessif sur un prêt. Thomas Edison disait que les gens qui
ne contribuaient rien à un projet, en récoltaient plus d’argent que ceux qui y investissaient tout le
travail et les matériaux. Je me suis imaginé que sur le prix d’une maison de 100 000 $, 30 000 $
serviraient à payer les frais de l’architecte, le terrain, les permis, etc. Le reste de l’argent, soit 70 000
$, permettrait de payer les matériaux de construction et les travailleurs. J’ai supposé que l’acheteur
irait à la banque pour déposer 20 % du montant total et faire un emprunt sur 30 ans à un taux
d’intérêt de 10 %. En calculant tout cela, vous arriverez à la même conclusion que moi : l’acheteur
payera plus de 172 741 $ en intérêt à la banque, comparativement aux 70 000 $ versés aux
travailleurs. En d’autres termes, la banque gagnera 2,5 fois plus que les autres. Cet argent fut créé à
partir de rien. Charger 172 741 $ d’intérêt sur rien est excessif. Il est temps de donner une nouvelle
définition au mot usure : tout intérêt chargé sur tout prêt d’argent créé à partir de rien. Cet exemple
de maison de 100 000 $ ne représente qu’un infime petit grain de sable dans le désert du Sahara.
Vous devez multiplier ce procédé par toutes les maisons, tous les hôtels et les gratte-ciel, toutes les
avions à réaction, les automobiles, les usines, tous les entrepôts et sur toutes les fermes et leurs
équipements de l’Amérique pour obtenir le montant que récolte les banques. On parle ici d’une
rivière de richesses non gagnées et flottant continuellement à l’intérieur du cartel bancaire qui est
tellement éparpillé qu’il nous est impossible à imaginer. La somme totale dépasse tout entendement.
Cet argent devrait revenir à ceux qui travaillent pour le produire et non à ceux qui ont monté un
extraordinaire racket ! Où va cet argent ?
Lorsque l’on possède tout l’argent nécessaire pour s’offrir tous les petits plaisirs de la vie, que restet-
il à acquérir ? Le pouvoir ! Les membres du cartel bancaire utilisent cette rivière de richesses pour
se procurer le pouvoir à nos dépens. Ils achètent le monde avec ces argents. Ils contrôlent les
sociétés et les institutions qui offrent leurs directions et leurs orientations à des gens qui dépendent,
vivent et agissent en fonction de ces dernières. Sur le plan technique et en termes sociologiques, on
les appelle des centres de pouvoirs. Ils achètent l’influence et le contrôle de leurs dirigeants. Ce qui
signifie qu’ils achètent des politiciens, des partis politiques, des réseaux de télévision, des réseaux
câblés, des journaux, des magazines, des agences de publicité, des agences de presse, des studios
cinématographiques, des universités, des syndicats de travailleurs, des organismes religieux, des
associations commerciales, des institutions à but non lucratif, des sociétés multinationales, des
mouvements de scoutisme pour garçons et filles, et ainsi de suite. N’importe quel groupe qui exerce
une influence constitue une cible parfaite pour accroître ce contrôle. Et plus précisément ceux qui
s’opposent à eux. Ce phénomène existe dans la plupart des pays industrialisés. Il est absolu dans
plusieurs pays en voie de développement. Ils ont acheté ces pays.
Ne vous est-il jamais arrivé de vous questionner ce qui se passe dans les bureaux de la World Bank et
des Fonds monétaires internationaux ? Vous constaterez que le Congrès autorise de temps en temps
un autre prêt ou un don de 100 milliards de dollars à un petit pays. Il affirme qu’il agit ainsi pour
accroître le niveau de vie de ce dernier. Pouvez-vous le croire ? Si vous observez toutes les nations
qui, au cours des dernières décennies, ont reçu de l’aide, pouvez-vous en trouver une seule dont le
niveau de vie de ses citoyens a augmenté. Dans la plupart des cas, c’est tout le contraire. La raison
est simple. L’argent ne servait pas à cela. On ne remet pas l’argent aux gens ni aux entreprises. On le
donne plutôt aux politiciens et aux gouvernements pour consolider leurs mécanismes de contrôle
des gens. Ils n’ont rien à faire du bien-être de leurs gens. Leur propre confort prime. L’idéologie ne
veut rien dire pour eux. Le socialisme, le capitalisme, le communisme, le fascisme, n’ont aucune
signification. Tout ce qu’ils désirent c’est l’argent. Il est choquant de constater qu’en Amérique du
Nord nous devons traiter avec les 2e et 3e générations de familles sur l’aide sociale. En plus, le
système actuel a créé parmi les gouvernements du tiers monde, une deuxième et troisième
génération d’assistés sociaux. Ils sont dépendants. Ils ne sauraient que faire sans cet argent. Ils sont
maintenant en place dans l’ordre mondial.
Ce transfert de richesses au tiers monde, qui provient de l’Amérique, n’augmente non seulement
pas leur niveau de vie, mais contribue également à diminuer le nôtre. Cela fait partie de la
stratégie. Une nation vigoureuse n’est pas sujette à rendre sa souveraineté, mais une faible nation
l’est. Si on peut faire fléchir l’Amérique, elle acceptera sûrement les mesures totalitaires des
Nations Unies pour garder la paix ou les secours d’un système monétaire international. Le jeu ne
s’appelle pas la richesse, mais le pouvoir.
Qu’allons-nous faire de cette créature ? Qu’allons-nous faire du Congrès ? Ils ont créé un monstre et
peuvent l’abattre. Nous devons toutefois mettre le feu sous les sièges qu’occupent les membres du
Congrès. Nous devons élire de nouveaux visages au Congrès. Par contre, les électeurs doivent être
informés. Nous avons besoin d’une armée éducative sur place. La mauvaise nouvelle c’est que nous
manquons de temps. Le nouvel ordre mondial se concrétise autour de nous. Une cour de justice
mondiale, une autorité d’imposition mondiale, un système monétaire mondial, une armée
mondiale. En ce moment, environ la moitié de l’armée des États-Unis fonctionne sous le
commandement de dirigeants étrangers.
Il y a également une bonne nouvelle : nous pouvons encore y arriver. Il nous reste du temps. Nous
sommes encore libres. Nous pouvons encore parler librement. Nous pouvons encore élire les
représentants de notre choix. Rappelez-vous : notre liberté en dépend. Merci !
Vous venez de lire l’adaptation en français d’une présentation que donnait M. Edward Griffin, l’auteur
de « The creature from Jekyll Island ».

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